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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les Juifs oubliés de Mantes-la-Jolie 1940-1944

Cette histoire tragique s'est déroulée loin des grandes rafles perpétrées par les nazis contre les Juifs de France. Pourtant, les persécutions antisémites s'exécutèrent dans tout le pays, conduisant vers la déportation et la mort des hommes, des femmes et des enfants. Ces trois familles juives de Mantes-la-Jolie, les Zolty, les Mittelchtein, les Schimianski, furent persécutées par la même barbarie nazie, avec la complicité et la collaboration des Français qui gouvernaient notre pays durant ces années noires. Cet ouvrage révèle ainsi cette histoire oubliée afin de mieux agir sur le présent.

Photo de couverture: Bernard et Sarah Zolty à la Libération de Mantes, sauvés par la Résistance, ainsi que leur mère Chaja.

Préface de Michel Sevin, ancien maire de Mantes-la-Jolie et président des amis du Mantois, et de Muriel Klein-Zolty, sociologue, petite-fille de Moszek Zolty arrêté par la police française à Mantes-la-Jolie et assassiné en déportation.

Avant-propos de mon ouvrage:

    Va être évoquée l’existence sous le régime de Vichy, à Mantes-la-Jolie, ville de Seine-et-Oise occupée par les Allemands, de trois familles juives dans leur environnement local et national. Mais leur sort particulier est significatif des persécutions antisémites exercées par les nazis et commises avec la collaboration de l’État français dirigé par Philippe Pétain. Seront donc étudiées la vie de ces trois familles entre 1940 et 1945 : celle de Moszek Zolty, Polonais et ouvrier-bourrelier, mort en déportation à Mauthausen-Gusen, dont l’épouse et les deux enfants échappent aux Allemands grâce à un réseau de résistance ; celle des Mittelchtein, Français, fermant leur boutique avant son aryanisation et leur spoliation, pour se réfugier à Saint-Girons dans l’Ariège, d’où le père partira s’engager dans les Forces françaises libres au sein de la 2e DB, tandis que son épouse et leurs trois enfants croiront échapper au génocide en rejoignant la région niçoise, d’où finalement les nazis les rafleront pour périr à Auschwitz ; celle du chapelier reconnu Albert Schimianski, de sa femme et de ses deux enfants, Français et tous gazés dès leur arrivée dans le camp de la mort d’Auschwitz ; trois familles juives différentes dans leur quotidien et leur devenir, mais toutes persécutées par l’idéologie raciale du régime nazi. Pour autant, sera évoqué, plus succinctement, le sort d’autres familles juives dans cette région mantaise.

     Mes recherches dans les fonds d’archives et les différentes interviews réalisées sur cette période noire de notre histoire débutèrent grâce à M. Thierry Andro. Professeur d’histoire au collège Georges-Sand, à Magnanville, il m’associa à son projet de mémoire qui suivait le programme scolaire de ses classes de 3e. Il les fit enquêter autour d’un rue de Mantes-la-Jolie baptisée « Rue de la famille Salomon, famille mantaise morte en déportation en 1943 ». Or, cet intitulé, après leurs recherches dans différents fonds d’archives, se révéla faux puisque cette malheureuse famille se dénommait Schimianski et qu’elle périt en 1944. Dans cet avant-propos, je tiens donc à remercier l’initiative de M. Andro et le travail remarquable effectué par ses élèves.

     Dès lors, j’ai eu l’idée de rechercher si d’autres Juifs, nés ou ayant habité Mantes à cette époque, ne furent pas victimes de ces mêmes persécutions. Mon travail d’écriture et de mémoire n’aurait pas été ce qu’il est sans les témoignages qui me sont parvenus après mes appels relayés par les médias régionaux. Surtout, il n’aurait pas eu la même teneur sans l’opiniâtreté de M. Philippe Roza dont un parent, victime de la Shoah, périt également en déportation. Il sut m’ouvrir les archives des notaires quelque peu réticents à les délivrer, m’aida à fouiller les états-civils et fonds d’archives, et me mit en relation avec les petits-enfants de Moszek Zolty vivant à Strasbourg. Que lui aussi soit ici remercié. 

     Je veux remercier également Michel Sevin, président des Amis du Mantois, Muriel, Serge et Anne Zolty, petits-enfants de Moszek Zolty, et leur mère Lucie Zolty, Lionelle Franck, fille de Roger Franck, Jacques Franck, fils d’Achille Franck, pour leur contribution à cet ouvrage, ainsi que les témoignages de mesdames Huguette Cochard et Véronique Perucca-Picard, et celui de monsieur Guy Martin.

 

D'autres livres sous ma plume:

 

- Chez l’Harmattan : Le mouvement ouvrier dans le Mantois, Les origines du chemin de fer dans le Mantois, Le travail des femmes autrefois, la commanderie de Prunay-le-Temple dans les Yvelines, Les Juifs oubliés de Mantes-la-Jolie.

 

- Chez Le Temps des Cerises : Aincourt, le camp oublié.

 

- Chez Syllepse : Jules Durand, une affaire Dreyfus au Havre 1910-1918.

 

- Chez Lacour-Ollé : Contes et nouvelles du pays des Corbières, Les santons, Si Port-la-Nouvelle m'était conté.

 

- Chez GREM- Les Amis du Mantois : Le village de Gassicourt et le chemin de fer.

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