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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Être député des riches et du patronat: ça vous gratouille ou ça vous chatouille?

Lorsqu'ils étaient de gôche, des députés comme Manuel Valls, François de Rugy ou Richard Ferrand, tentaient de faire croire qu'ils s'attaquaient au capital. C'est pour cela que François Hollande avait choisi des ministres imposés sur les grandes fortunes.

Avec Macron sur son trône de l'Elysée, c'est bien plus clair: réformer à la baisse l'impôt sur les grandes fortunes, diminuer les cotisations que les patrons doivent à la collectivité, etc. Bref des cadeaux en veux-tu en voilà pour les riches et le patronat.

Tout ça pour que les riches et le patronat investissent en France, alors que les paradis fiscaux sont à nos portes: au Luxembourg, en Belgique, à Monaco, en Suisse ou au Portugal cher à notre chanteur patriote Florent Pagny, liste non définitive. De plus, avec le CICE, cadeau de la social-démocratie au Medef, les délocalisations se sont multipliés comme des petits pains et le Million d'emploi promis par le patron du syndicat des patrons n'a pas tenu l'espace d'un matin. Comme d'ailleurs le PS devant la finance et la fraude fiscale à l'étranger.

Ceci dit, des députés macronistes, dont beaucoup avant juin 2017 appartenaient à la majorité parlementaire socialiste, ont des démangeaisons. Voyez-vous, on les traitre de suppôts des riches et du patronat, eux les représentants de la nation française. Effectivement, 3 milliards d'euros en moins pour les 3 000 foyers les plus riches, sans compter le reste, ça ne fait pas vraiment représentants de la nation, de toute la nation.

« On peut regarder sur quelques taxes qui existent s’il ne faut pas augmenter quelques impositions sur les yachts ou les voitures de luxe. Pourquoi pas », abonde alors Stanislas Guerini, porte-parole du groupe macroniste à l’Assemblée nationale au micro de LCI.

Et les lingots d'or, et les oeuvres d'art, et les jets privés et les chevaux de course, et les palais de vacances à l'étranger et tutti quanti, l'aboyeur de notre Grandeur à l'Assemblée nationale n'y a pas encore pensé?  C'est bêta.

Bon, a dit Edouard Philippe, le premier ministre à droite, ce jeudi à la téloche, "on ne touche à rien et silence les rangs, les godillots!" Sous entendu, souvenez qui vous a fait mis dans un fauteuil, bien au chaud, sous les ors de la République.

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