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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

MANIF DU 17 OCTOBRE CONTRE L'ARRESTATION DE DIRIGEANTS INDEPENDATISTES

MANIF DU 17 OCTOBRE CONTRE L'ARRESTATION DE DIRIGEANTS INDEPENDATISTES

Naturellement, le parti socialiste espagnol est d'accord avec la droite au gouvernement qui a décidé de suspendre l'autonomie constitutionnelle de la Catalogne. Du coup, une manifestation monstre a envahi samedi dernier les rues de Barcelone, regroupant au-delà des indépendantistes. Catalogne riche et égoïste, aboie la pensée unique. Mais qui est riche dans cette région?

Les aboyeurs de tous bords oublient sciemment de dire que le référendum catalan portait également pour l'instauration d'une république, dans un Espagne en crise systémique et dont la monarchie est héritière du dictateur fasciste Franco. Mais passons, comme le capital, l'information est libre et non faussée.

Ceci dit, la Catalogne, c'est 17,9% de chômeurs dont 42% ont moins de 25 ans. 20,8% au niveau national avec 48% pour les moins de 25 ans. Et comme dans l'UE du capital, ce sont les catégories populaires, particulièrement les ouvriers, et la jeunesse qui sont dans la galère du chômage et de la précarité de l'emploi.

La Catalogne est également la 3e région la plus endettée, 32,8% de son PIB, derrière la région de Valence et celle de la Castille-la Manche. D'autre part, contrairement aux autres régions autonomes, elle ne gère pas ses finances. Elle est en revanche créditrice de l'Etat (différence entre ce qu'elle apporte en impôts à Madrid et ce qu'elle reçoit en retour).

Enfin, la droite indépendantiste catalane du président Puigdemont a soutenu toutes les mesures d'austérité décrétées par Madrid, que le gouvernement central soit socialiste ou de droite. Elle est donc redevable de la situation que connaît l'Espagne actuellement.

En 2006, un référendum, légal et autorisé, avait approuvé en Catalogne un renforcement de son autonomie que le Tribunal constitutionnel avait suspendu en 2011 à la demande du gouvernement central. Ce qui avait été perçu comme une négation à choisir son destin et amené une coalition indépendantiste au pouvoir en Catalogne, le 26 janvier 2016 (droite, social-démocrate et extrême-gauche).

Marino Rajoy, chef du gouvernement espagnol de droite, soutenu plus que jamais par le roi et l'UE du capital, tente la force et l'aventure contre la Catalogne. Au lieu d'un dialogue démocratique, il fait emprisonner et envoie sa police contre ceux dont le seul tort a été de proclamer pacifiquement leurs idées politiques.

Ne pas oublier, que dans l'Europe en crise, l'UE privilégie la formation de toujours plus de grandes métropoles urbaines cassant départements et communes, inféodant les souverainetés nationales aux dogmes du capital, détachant plus encore les citoyens des lieux de décision pour choisir leur propre avenir

Emmanuel Macron, lui, est pour un référendum organisé par le seul patron dans les entreprises françaises et pas pour une consultation populaire en Catalogne.

Toujours pour le débat.

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