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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Silencieux, sans indemnité ni de dispositif de retour à l'emploi, il va renvoyer pourtant au chômage des centaines de milliers d'êtres humains déjà fragilisés dans leur quotidien et précarisés dans leurs contrats aidés.

Depuis 40 ans que ces contrats précaires existent. Depuis 40 ans, ils assurent le service public à l'école, à l'hôpital, dans une collectivité territoriale ou dans une association sportive ou caritative. 40 ans que ce système perdure, tremplin pour un vrai emploi pour les personnes éloignées du travail, ont proclamé toutes les bonnes âmes pour mieux convaincre. Mais combien de contrats aidés ont-ils été embauchés en cdi à l'Education nationale ou ailleurs? Par contre, les 419 000 contrats aidés ont tout naturellement faussé le taux de chômage en France.

"Couteux et pas efficaces", a édicté Muriel Pénicaud, ministre du Travail et ex-DRH de Danone, de la société civile qu'il faut au pays -faut-il le rajouter-. Et donc un large coup de sabre sur 140 000 contrats aidés dès cette rentrée. Point parce que la dame a de la déontologie par rapport au travail. Non, mais la dame du pouvoir actuel préfère abonder dans les cadeaux offerts toujours plus grands au patronat et à l'argent libre et non faussée.

Cette suppression massive d'emplois, même précaires, va engendrer des drames humains et pas seulement dans le fonctionnement du service public, du sport ou de la solidarité qui s'en accommodaient bien depuis des lustres.

Et ce n'est pas la pérennité des contrats aidés qu'il faut revendiquer, mais bien la création d'emplois pérennes à leur place.

Oui, mais là, c'est s'engager dans la lutte des classes, pour renverser vraiment la table sur laquelle se goberge à nos dépens le capitalisme.

Mais le voulons-nous vraiment au-delà de nos sempiternels bla-bla-bla sur le progrès et la justice sociale?

Le plus grand plan social programmé en France: 140  000 emplois sabrés sur-le-champ par le palais de l'Elysée

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