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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Elections législatives en Allemagne: pas encore un raz de marée brun mais le ventre de la bête est de plus en plus fécond

Avec l'entrée de 94 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale allemande, une première depuis la capitulation sans condition du Reich nazi en 1945, les beaux jours ne sont pas devant nous. Un peu partout en Europe, y compris dans notre chère patrie des droits de l'Homme et du Citoyen, l'extrême droite est bien présente dans le paysage politique.

En Allemagne, avant ce scrutin législatif, c'était une coalition droite-socialiste qui gouvernait, avec la très droitière Angela Merkel aux manettes pour conduire une politique au service du capital dans le pays mais également dans l'UE. Conséquences: dans un pays soi disant réputé pour sa bonne santé économique et que le palais de l'Elysée veut absolument copier, une part croissante de la population connaît la précarité, voire la nécessité de cumuler plusieurs petits boulots. La pauvreté, y compris des enfants, ainsi que parmi les retraités, a progressé ces dernières années. Et les investissements publics sont au plus bas (éducation, infrastructures de service public, etc).

On aurait pu croire que les électeurs allemands se soient dégoûtés de cette politique politicienne profitable au seul capitalisme. Non, la participation a été de 76,2% soit 4,7% en 2013. Bien sûr, le parti d'Angela Merkel recule de 8,6% et les socialistes de 5,2%. Mais cette défaite des bonnets blancs et des blancs bonnets ne profite pas à Die Linke, à l'extrême gauche sur l'échiquier politique allemand. Mais à l'ultra-droite du FDP (+80 députés contre 0 en 2013) et à l'extrême droite (94 députés contre 0 en 2013).

Die Linke connait une toute petite poussée (+ 0,6%). Mais pour la première fois, il perd plus de 5% en ex-Allemagne de l’Est qui constituait pourtant son point fort initial.

Le 15 octobre, ce sera aux Autrichiens de voter. L'extrême droite se voit promettre un score important et le jeune chef de la droite classique fait campagne en citant le très réactionnaire premier ministre hongrois comme un modèle.

Dimanche ont eu lieu en France les élections sénatoriales. Vous n'aviez pas le droit de voter, c'est réservé uniquement aux grands électeurs: conseillers municipaux, régionaux, départementaux députés, sénateurs et tutti quanti: tout le monde a gagné. Mais pour quoi faire?

J'ai peut-être posé une question à la con. Non?

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