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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Hier, dans ma chronique, j'ai quelque peu étrillé les producteurs bio qui voudraient rendre plus propre l'agriculture sans s'attaquer au capitalisme ambiant. Pour autant, je pense qu'ils ne dirigent pas des élevages industriels de poules en batterie pour pondre des oeufs d'or. Du moins, je le pense, parce que de ce côté...

Les cocottes sont enfermées dans des cages avec guère d'espace ou pas d'espace du tout pour se dégourdir les pattes. Une telle proximité les rend agressives et du coup, pour éviter tout coup de bec entre elles, on leur a coupé à la lame chauffante ou par infrarouge, dès leurs 10 jours de vie, si j'ose dire. Et sans anesthésie parce que business is business. Aspergées d'insecticides pour tuer le pou rouge pullulant dans une telle effroyable promiscuité, les cocottes sont plongées 8 heures dans une semi-obscurité, puis 24 heures sous l'éclairage pour qu'elles pondent plus. Ce mode d'élevage est repérable par le  chiffre 3 sur la coquille.

Lorsqu'on les trucide. elles sont invendables parce que leur chair est plus dure qu'un battoir de lavandière. Alors, parce que business is business, 10% sont recyclées en bouillon cube ou pour farcir des sommes de produits industriels pour la bouffe humaine. Le reste, congelé, direction l'Afrique, pour être vendu sur le marché beaucoup moins cher que les poules locales. D'où un mal-vivre pour les petits producteurs africains qui n'avaient pas besoin de ça.

Ben oui, pour ceux qui en douteraient, le  capitalisme international est libre et non faussé dans tous les domaines.

Et pour la nourriture, comme pour l'exploitation des hommes...

Des poules à en avoir la chair de poule

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