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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Mireille Robert, députée macroniste de l'Aude, et la blanquette de Limoux

Originaire de l'Aude, fils et petit-fils d'ouvrier, le chômage endémique, qui pourrit la vie de ce département, m'a poussé à m'exiler en région parisienne pour gagner mon pain quotidien et y faire souche. Pour autant, je n'oublie pas mon département natal qui, jusqu'aux dernières législatives, élisait 3 députés socialos pour 3 sièges à pourvoir. Ils ont été virés par 3 candidats d'Emmanuel Macron, dont Mireille Robert dans la circonscription de Limoux, capitale de la blanquette du même nom. L'Aude gagnera-t-il au change? Question à la con pour ma part.

Dans une vidéo sur Fb, la nouvelle députée raconte sa nouvelle vie de parlementaire. Elle appartient à la commission des Affaires sociales à l'Assemblée nationale. On aurait pu croire qu'elle entretienne son fan-club sur le social qu'il faut à la France selon saint Macron. Et bien pas du tout! Dans ladite vidéo, publiée sur son compte Facebook et supprimée depuis, celle-ci partage l'émerveillement que lui a suscit la vie luxueuse de député:  «Depuis que je suis députée et que je vais à l’Assemblée nationale, je suis allée à des cocktails et des cocktails et des cocktails, chez des ministres, des secrétaires d’Etat, dans de beaux endroits».

Mais si Mireille Robert, parlementaire du pouvoir réactionnaire, apprécie plus précisément «qu’on lui serve essentiellement du vin et du champagne, elle a déclaré regretter de ne pas voir de la blanquette de Limoux dans les apéros pris sous les ors de la République.

Non que je déteste ce produit qui reste le premier vin champagnisé au monde créé en 1531 par des moines bénédictins: au contraire. Mais Mireille Robert a fait le buzz sur les réseaux sociaux et la presse écrite au sujet de ses premiers pas de représentante de la nation.

Un oubli toutefois. Mireille Robert est également l'épouse d'un producteur de blanquette de Limoux. Les réseaux sociaux et médias n'en ont pas parlé. C'est vrai, que directrice d'école, elle est soi-disant de la société civile. Et dans ce nouveau monde-là, on ne fait ni politique ni business.

J'oubliais également de préciser que mon ouvrier de père, tonnelier de métier à Narbonne, fut viré de son entreprise dans les années 1950, sans pouvoir jamais retrouvé du boulot dans cette profession. Après du chômage et du turbin précaire, il est mort au travail dans une industrie chimique, bien avant qu'il ne parte à la retraite.

Allez, à la bonne vôtre madame Robert!

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