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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le premier ministre de droite, désigné par le président de la république de droite, a reçu un « blâme » pour avoir refusé de se plier aux lois votées après le scandale Cahuzac, qui l’obligeaient à livrer des informations sur son patrimoine. Sans rire, est-ce que ça lui a fait mal?
 

Comme l’a révélé Mediapart le 12 mai, le député de droite de Seine-Maritime, maire du Havre et ancien porte-parole d’Alain Juppé, fait partie des parlementaires mis à l’index par l’Autorité chargée de contrôler la probité des responsables publics, à l’occasion de leurs toutes premières déclarations de patrimoine légales de 2014.

Soumis donc par la loi à l’obligation de déclarer l’ensemble de ses biens immobiliers et de ses avoirs financiers, deux ans après sa prise de fonctions à l’Assemblée nationale, l’élu avait dans un premier temps rendu une déclaration incomplète.

Il avait ainsi pris soin d’indiquer, à la main, sur le formulaire officiel de la Haute autorité chargée du machin chose n’avoir « aucune idée » de la valeur de son appartement parisien, « aucune idée » non plus de celle de ses parts dans une résidence de Seine-Maritime et encore « aucune idée » de ce que pouvait bien valoir son dernier bien situé en Indre-et-Loire, précise Mediapart.

Il n’avait ainsi renseigné aucun montant en face de la mention « directeur des affaires publiques d’Areva (2007-2010) ». Surtout, il s'était agacé grave, interpellant la dite Haute autorité -quand il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir-, au sujet de ses activités d’avocat exercées de 2011 à 2012 : « Je ne suis pas certain de comprendre la question, écrit-il dans cette déclaration pour sa part consultable librement sur Internet. Vous voulez connaître mon taux horaire au jour de l’élection ? Ma rémunération mensuelle moyenne ? Annuelle ? »
 
Mais constatant ces manquements, l’autorité de contrôle n’avait pas jugé bon d’activer l’article 40 du code de procédure pénale, en transmettant le dossier à la Justice, comme elle l’avait fait alors en 2015 pour d'autres.

Mais le nouveau premier ministre de droite a semble-t-il rectifié le tir selon son entourage déjà en place à Matignon.

Transparence de la politique politicienne vous avez dit? Comme c'est bizarre...

Sources: Médiapart et Le Monde

Le peu d’appétence d’Edouard Philippe pour la transparence de la vie publique

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aline 17/05/2017 18:17

Ah quelle joie!! comme ça commence bien la probité sous Macron.... Aline