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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Elles étaient toutes présentes chez le syndicat des patrons pour présenter leurs programmes et se faire adouber: de l'ex-banquier d'affaires Emmanuel Macron à la fille de son père à l'extrême droite. Bon, Benoît Hamon, le candidat du PS, était absent dans ce conclave entre potes. Mais il était parti faire des courbettes en Allemagne, devant Angela Merkel, la chancelière de droite qui dirige son pays, ce fer de lance du capitalisme en Europe, avec les socialistes d'outre-Rhin.

Au même moment, Matthieu Fikl,  nouveau ministre de l'Intérieur et ancien du QG de campagne de Benoît Hamon, partait en Guyane. Au nom de qui? Du pouvoir socialiste à l'oeuvre depuis mai 2012? Du PS à l'oeuvre hélas en France depuis trop longtemps? Pour faire campagne pour Benoît Hamon?  Ou les trois à la fois, tant les déclarations de ce dernier sur la situation en Guyane ne sont pas à la hauteur des évènements. C'est le moins qui puisse s'écrire.

Manuel Valls et les siens vont voter pour l'ex-banquier d'affaires dès le premier tour. Normal: Valls, premier ministre, a conduit une politique favorable aux forces de l'argent et à l'évasion fiscale des cols blancs. Politique sensible au monde des affaires débutée dès mai 2012 avec Jean-Marc Ayrault, premier ministre, et Benoît Hamon, ministre de François Hollande.

Et il s'en trouve encore qui sautent comme des cabris en s'époumonant autour d'une union entre Hamon et Mélenchon avant le premier tour! Heureusement que mon grand-père est mort, lui qui me disait: "si la chasse aux cons était ouverte, assurément je n'aurai jamais assez de cartouches!"

Mon propos semblera trivial aux bonnes âmes de la gauche plurielle sans doute, celle dont le bilan amena au premier tour de la présidentielle Chirac et le père de sa fille héritier de la fortune du cimentier Lambert.

Mais la lutte des classes, celle des exploités contre les tenants du capitalisme, doit rester active dans le mouvement ouvrier et syndical. Sinon, on efface tout pour remettre les mêmes au pouvoir. Et cela est de tous les temps.

Les droites chez le MEDEF

Affiche de mai 1968

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