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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

OUI, DEJA!

OUI, DEJA!

A cette époque, le socialiste François Mitterrand était président de la République pour la deuxième fois. Son premier ministre, Pierre Bérégovoy, était lui aussi socialiste. Le traité sur l'Union européenne, appelé traité de Maastricht, est un des traités constitutifs de l'Union européenne du capital. François Mitterrand le signe le 7 février 1992. Mais le Conseil constitutionnel dit qu'il faut une révision de la Constitution. La majorité socialiste à l'Assemblée nationale vote en urgence une loi constitutionnelle en ce sens. Un référendum est alors autorisé le 23 septembre 1992, avec la bénédiction des écologistes, du PS et de la droite.  Avec une participation de 69,70 %, le oui l'emporte avec 51,05 % des suffrages exprimés.

Mais que disait le PCF en ce temps-là?

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera repousser le danger qui pèse sur notre peuple et préserver ainsi sa possibilité d’élaborer lui-même la proposition d’accords européens radicalement nouveaux pour une autre construction européenne, de justice, de démocratie, de paix et d’amitié.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera appuyer les forces démocratiques et progressistes européennes qui combattent elles aussi l’Europe de l’argent-roi, ce sera contribuer à faire grandir les forces des peuples pour une autre Europe, et créer des conditions plus favorables pour leur action.

Dire « NON » ensemble à Maastricht, ce sera s’opposer à la droite et aux alliances avec elle, ce sera faire grandir l’opposition de gauche à la politique actuelle, à la droite et à l’extrême droite et contribuer ainsi à ouvrir une issue neuve, à gauche, dans notre pays.


Discutons-en. Echangeons nos idées, nos propositions. Adressons-nous à celles et ceux qui nous entourent et qui comme nous ont tout intérêt à dire « NON » à Maastricht pour choisir une autre construction européenne.

Pour oeuvrer avec vous à ce rassemblement vous pouvez compter sur le Parti communiste français. C’est avec confiance et détermination qu’il engage toutes ses forces dans la campagne pour le « NON » au référendum.

Paris, le 18 juin 1992.

Le Comité central du PCF

Le texte du Comité central du PCF est à lire sur Commun Commune, en lien:

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