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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Deux scrutins apparemment différents ont eu lieu ce dimanche: L'Autriche devait élire son président de la République et en Italie, se déroulait un référendum pour ou contre le chef de gouvernement présenté comme le grand ami de la chancelière Merkel et du duo français Hollande-Valls.

L'Autriche, le pays natal d'Adolf Hitler rappelons-le, voyait s'affronter l'extrême droite, copie conforme de celle qui se meut en France, à un candidat écologiste mais qui se déclarait indépendant sur son bulletin de vote. Il vient d'être élu avec 53,3% des suffrages, la participation étant de 74%. Naturellement, comme beaucoup, je me réjouis qu'Alexander Van Der Bellen  ait battu l'extrême droite autrichienne. Mais le coup passa si près que le chapeau tomba. 47% des suffrages se sont portés sur un candidat d'extrême droite, dans le pays qui a donné Hitler au monde. 47% et non pas un score si ridicule qu'on n'en parlerait pas. Et le nouveau président de la République, à 72 ans, même s'il n'a pas le premier rôle comme en France, est-il le renouveau pour un allant progressiste de justice sociale et de libertés? Et surtout ne pas oublier que ce pays est dirigé par une coalition socialiste-droite, dont le chef de gouvernement appartient à l'Internationale socialiste chère aux socialistes français et à ceux qui dirigent l'Allemagne avec la droite d'Angela Merkel. Oui, en Autriche comme en France ou ailleurs, la politique menée actuellement ouvre la voie à l'extrême droite.

L'Italie, par référendum, devait défaire la Constitution et donner plus de pouvoirs au chef de gouvernement, pour être ainsi dans les cordes de l'UE du capital. Avec près de 60% de Non, Matteo Renzi est battu et vient de démissionner, emportant avec lui tout son gouvernement. Il n'a pas convaincu, c''est le moins qu'on puisse dire, avec sa politique d'austérité que l'UE du capital impose aux Italiens.

Alors, Autriche et Italie, toujours deux scrutins différents? Et qu'en pensent ceux qui désespèrent les peuples à promettre une Europe sociale dans une organisation continentale capitaliste de 28 chefs d'état et de gouvernement?

Sinon, le Chat de Geluck a une solution. Pour rire, mais pas que...

Scrutins ce dimanche en Autriche et en Italie

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