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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Vous connaissez la chanson de Coluche "Aujourd'hui on n' a plus le droit Ni d'avoir faim ni d'avoir froid, etc, etc". Elle date de 1986. La France était à l'époque l'un des pays les plus riches du monde et les Restos du Coeur ne devaient pas durer.

Aujourd'hui, la France est toujours l'un des pays les plus riches au monde. Les Restos du Coeur sont toujours là et depuis 1985, ils distribuent toujours plus de repas et de secours. En 2015, 926.000 personnes démunies ont été aidées et 132 millions de collations ont été servies dans leur locaux.  Sous un président de la République de gôche qui applique une politique de gôche. Sans occulter la droite qui, lorsque Sarkozy-Fillon, par exemple, étaient à la place du pouvoir socialiste, ne faisait pas mieux.

Mais chut, à vot'bon coeur messieurs-dames, c'est pour la bonne cause... Depuis 1985 que ça dure...

La Révolution française, qui renversa l'Ancien régime inégalitaire, mit en place le droit à l'assistance publique pour les indigents.

Les révolutionnaires disaient indigent au lieu de pauvre qui rappelait la charité dite chrétienne des riches envers les plus faibles. La Convention de Robespierre s'efforça donc d'assister les indigents en leur versant une pension et en leur distribuant des arpents de terre. Entraient dans cette catégories de citoyens démunis: les filles-mères, les enfants trouvés, les veuves, les agriculteurs invalides, les ouvriers et les artisans âgés, les parents des soldats défendant la patrie.

Les révolutionnaires de cette époque revendiquaient que c'était à l'Etat de secourir les plus démunis et non à quiconque d'autre. En 1794, Robespierre et ses potes montent à l'échafaud. Fin de la Révolution française et de ses idées généreuses et progressistes.

Est-ce que je vous ennuie grave avec cette très vieille histoire ?

Les Restos du Coeur renouvellent leur campagne de collecte de dons pour l'hiver 2016-2017

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MARCHETTI Philippe 23/11/2016 19:58

Roger, à l'époque j'ai été CONTRE !
Pas parce que l'initiative était mauvaise, encore que, juste parce que je pensais qu'on allait vers une institutionnalisation de la misère ! Ais-je eu tort ?
Quand je vois où nous en sommes aujourd'hui, si je ne peux que féliciter les bénévoles qui gèrent et c'est sur qu'ils le méritent amplement, je me dis que les principaux responsables ont "refiler le bébé" sans les moyens "Au Peuple" et bord.. de mer... ce n'est pas normal !
Ca me révolte !
@+Fifi