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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le salaire des dirigeants des 120 plus grosses entreprises françaises a augmenté de 20 % l'an dernier. Ils perçoivent 3,5 millions d'euros en moyenne. Ce qui n'empêche pas les mêmes d'imposer dans leurs entreprises la modération salariale, au besoin en recourant à des licenciements. L'indécence  est un mot inconnu dans le vocabulaire capitaliste.

Ces chiffres ne sont pas sortis de mon imagination. C'est Proxinvest, une société de conseil pour les actionnaires et le patronat, qui les produit. Et c'est quoi une rémunération de patron? Et bien c'est fait d'un salaire. Et s'y ajoutent un bonus annuel, des jetons de présence, des avantages en nature, des stock-options et  autres actions gratuites de performance, un intéressement en numéraire et d'autres formes indirectes de rémunération.

Proxinvest dit aussi que pour les patrons du CAC 40, les plus grosses boites cotées, le magot moyen est de 5 millions d'euros. Et la dite société de conseil de bouder en expliquant que "ceci excède désormais la rémunération maximale socialement acceptable définie à 240 Smic par Proxinvest (soit 4,8 millions d'euros)". 

Pour la première fois depuis 2005, les cinq patrons les mieux payés dépassent la barre des 10 millions d'euros :

  • Olivier Brandicourt (Sanofi) : 16,8 millions d’euros

  • Gilles Gobin (Rubis) : 16,4 millions d’euros

  • Carlos Ghosn (Renault) : 15,6 millions d’euros

  • Bernard Charlès (Dassault Systèmes) : 14,5 millions d’euros

  • Jean-Pascal Tricoire (Schneider Electric) : 10,4 millions d’euros

Oui, le patronat se gave en France sous le pouvoir socialiste et je remarque que la droite et l'extrême droite ne critique absolument pas  cet état de fait. Je remarque également que toute la panoplie installée chaudement sous la bannière social-démocrate française se tait de la même façon. Mais comme disent les camarades frondeurs(sic): "vivement notre primaire à nous pour qu'on en débatte!"

En attendant, les pensions de retraite sont gelées, tout comme le point d'indice des fonctionnaires. Quant à ceux qui bossent dans le privé...

François Hollande: "ça va bien". Les patrons: "non, ça va fort!"

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