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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Au-delà de la mobilisation nécessaire autour de l'activité industrielle ferroviaire d'Allstom-Belfort menacée de disparaître, au-delà des gesticulations politiciennes des uns et des autres pour se montrer les champions du made in France, depuis mai 2012, la désindustrialisation de notre pays est à l'ordre du jour du pouvoir socialiste, que ce soit avec Arnaud Montebourg ou Emmanuel Macron ministres de l'Industrie.

Florange en Moselle reste l'un des symboles de la trahison des promesses électorales de François Hollande, Cocorico-Montebourg ministre en exercice pour l'Industrie. Pire encore, 2013, le pouvoir socialiste avait soi-disant arraché au pdg d'Arcelor-Mittal la garantie de la fin des licenciements sur le site jusqu'en 2017. Or, au CCE de juillet dernier, Arcelor-Mittal a acté la suppression de 300 emplois -sur 2 000- avec une productivité accrue à la clé. Bon, me direz-vous, l'ex-pontife local de la Cfdt, Edouard Martin, recasé député européen, l'est toujours sous l'étiquette socialiste.

Mais revenons à Arnaud Montebourg ministre socialiste de l'Industrie. Sous sa férule, Renault, dont l'Etat est actionnaire, se délocalise à l'étranger, notamment au Maroc. Ce n'est qu'un exemple. A l'époque, son ministère s'appelle du Redressement productif et des commissaires sont nommés partout en France à cet effet. En septembre 2013, il présente avec François Hollande les "34 plans d'avenir industriels" sur lequel son ministère travaille. Et sous son ministère, Alstom vend sa science et ses capacités de production thermique à l'amériain General Electric. Revoir la courbe désastreuse du chômage sous son ministère. Il ne démissionne pas de son ministère, c'est Manuel Valls, premier ministre, qui présente la démission de son gouvernement à François Hollande le 25 août 2014. Certes, il n'est pas reconduit dans son fauteuil, mais il encense Emmanuel Macron, le banquier d'affaires qui lui succède, lors de la passation de pouvoir. Lequel poursuit la politique de désindustrialisation de la France.

Aujourd'hui, c'est une multitude d'entreprises, petites ou grandes, qui sont la tête sous le billot de la rentabilité capitaliste au détriment des travailleurs. Quelques exemples:

Lafarge Ciments à Saint-Vigor-D'Ymonville, près du Havre, 111 licenciements sur 144 salariés, alors que le groupe a réalisé 400 millions d'"euros de bénéfice net au 2e trimestre, avec à la clé de l'argent public dans le cadre du CICE.

Philips à Lamotte-Beuvron (Loir-et-Cher) et Miribel (Ain): arrêt de la production et délocalisation en Hongrie.

Rectiphase en Haute-Savoie filiale du groupe Schneider Electric: arrêt de la production.

Là aussi, le pouvoir socialiste ne savait-il rien, comme à Alstom-Belfort? Alors que, de plus, les commissaires nommés par Montebourg sont toujours en place?

Le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez,  a affirmé ce jeudi dans Le Parisien que son syndicat "a alerté depuis le début de l'année sur la situation du ferroviaire et d'Alstom" mais que "l'Etat a démissionné". "On nous a répondu qu'il n'y avait pas de danger. (...) On est face à une défaillance de l'Etat vis-à-vis de la politique ferroviaire: il a laissé la SNCF fermer des lignes, favoriser le passage du fret à la route".
Oui, manière de remettre les points sur le i, de montrer la complicité du pouvoir socialiste avec les forces de l'argent et la duplicité de certains politiciens se présentant candidats à la candidature pour la prochaine présidentielle.

Alstom, l'arbre qui cache la forêt de la désindustrialisation de la France

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