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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La SNCF lance Ouivélo pour supprimer ses trains

Un entretien exclusif à Carfree de Guillaume Pépy, le protégé du pouvoir socialiste, actuellement patron de ce qui reste de la SNCF:

Après Ouigo, le TGV low-cost, et Ouibus, les bus de la SNCF destinés à remplacer les trains, le PDG de la SNCF Guillaume Pépy souhaite « aller encore plus loin dans le démantèlement de la SNCF » en proposant aujourd’hui Ouivélo, un nouveau service de mobilité ferroviaire. Il a souhaité présenter son nouveau concept en exclusivité pour le site de Carfree France.

Guillaume Pépy: Comme vous êtes leader d’influence pour tous les trucs bizarres qui tournent autour du vélo et du train, j’ai souhaité vous expliquer en primeur notre nouvelle démarche commerciale pour renflouer les caisses de la SNCF. On s’est beaucoup creusé la tête et après plusieurs mois de réflexions, on s’est dit qu’il fallait créer un service qui s’appellerait Ouivélo, vu qu’on avait déjà utilisé Ouigo et Ouibus.

Carfree: Si on comprend bien, vous proposez de faire circuler des vélotrains sur le réseau ferroviaire de la SNCF?

Guillaume Pépy: Pas vraiment des vélotrains, cela demanderait de construire du matériel ferroviaire couteux et on n’a plus d’argent. En fait, on va utiliser des cyclo-draisines, parfois appelées aussi vélo-rail, en modèles deux ou quatre places. Pour commencer, on a racheté un vieux stock aux vélorails de l’Ardèche et du Larzac. Si ça marche, on proposera aux clients de fabriquer eux-mêmes leur cyclo-draisine à partir de leur propre vélo.

Carfree: On ne comprend pas bien où est votre plus-value dans la démarche Ouivélo?

Guillaume Pépy: Aucune plus-value! De toute façon, à la direction de la SNCF, nous n’avons plus que des cadres commerciaux, et plus aucune expertise technique. On a un réseau ferroviaire qui nous coûte une blinde à entretenir et une dette phénoménale. On essaye de couler le train depuis des années, mais il y a encore trop de gens qui le prennent. C’est pourquoi, les clients de la SNCF qui voudront continuer à utiliser notre réseau ferroviaire devront se mettre au Ouivélo.

Carfree: Comment vous comptez articuler votre Ouivélo avec Ouigo et Ouibus?

Guillaume Pépy: Pour résumer, il y aura les TGV Ouigo pour notre clientèle CSP+++ et Ouivélo pour tous les autres. Et ceux qui ne sont pas contents prendront nos bus Macron Ouibus.

Carfree: Vous comptez donc supprimer les TER et les TEOZ?

Guillaume Pépy: Les clients qui prennent ces trains se plaignent sans arrêt qu’il n’y a pas assez de place pour mettre leur vélo. Avec Ouivélo, on règle le problème. Les clients pédalent, c’est bon pour la planète et pour notre porte-monnaie. On nous accuse aussi de supprimer les trains de nuit, mais je suis prêt à étudier la faisabilité d’un Ouivélo de nuit!

Carfree: Concrètement, comment cela se passe en termes de maintenance, de personnel, de coûts, etc.

Guillaume Pépy: Aucune maintenance et donc aucun personnel, des frais en moins, plus de syndicalistes et donc plus de grèves. On ne garde plus que la direction commerciale. Pour les coûts, à titre d’exemple, les clients paieront 30 euros un aller-simple Clermont-Ferrand-Lyon en 10h30.

Carfree: C’est quand même assez cher comparé à votre offre Ouibus à 1 euro sur certains trajets.

Guillaume Pépy: Pour Ouibus, c’est différent, on est obligé de le faire pas cher pour que les gens le prennent. C’est un sujet sensible suivi au plus haut niveau à Bercy. Pour Ouivélo, on s’en fout complétement, on fait ce qu’on veut. De toute manière, que les gens le prennent ou pas n’a aucune importance. L’important, c’est qu’il n’y ait plus de trains et plus de salariés. Toutes nos primes sont basées là-dessus. Avec Ouivélo, nous allons encore plus loin dans le démantèlement de la SNCF.

Note de ma pomme: Vous l'avez compris, ceci est une grosse connerie. Pour autant, le pouvoir socialiste, le patronat privé et celui de la SNCF continuent à détricoter tant et plus le rail public français. Ils ont été confortés par le vote unanime des parlementaires socialos et écolos pour découper la SNCF en trois morceaux. Quand, il y a 80 ans, le Front populaire allait voter la nationalisation des compagnies ferroviaires privées.

Certains, parmi ces mêmes parlementaires dont certains furent ministres de François Hollande, se préparent dans une primaire contre lui: Bonnet rose et rose bonnet!

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