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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

prise d'écran Europe 10fr

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En plein état d'urgence et à quelques mètres d'une manif de policiers, un voiture de police a été incendiée par des "contre-manifestants" bravant l'interdiction de manifester émise par la préfecture de police. Ce qui a obligé 2 fonctionnaires de police à s'extirper du véhicule en flammes et à se réfugier après des gendarmes mobiles assurant eux la protection de la manif policière. D'où ma question.

Les images de ce véhicule en flammes ont fait le tour en boucle dans les médias de la pensée unique. Et une fois de plus, les journalistes aux ordres ont préféré parler -ils disent informer- de la façon dont on manifeste contre la loi El Khomri, que plutôt contre qui on manifeste. Le débat citoyen et les luttes autour de la loi réactionnaire sur le travail sont ainsi gommés au profit des affrontements entre "casseurs" et forces républicaines de l'ordre. Petit jeu pervers de dupes auxquels se livrent le pouvoir socialiste de François Hollande à son ministre de la police. Oui, car dans les médias libres et non faussés, on ne parle pas de l'agression desdits "casseurs", à la vue et au nez de la police, contre un quinzaine de syndiqués CGT membres du service d'ordre, lors d'une dernière manif contre la loi El Khomri.

Ceci dit, les syndicats de policiers classés à droite (Alliance et Unsa) avaient appelé à manifester, ce 18 mai 2016, contre la "haine antiflic" et surtout sans remettre en cause la politique gouvernementale en matière de moyens humains et matériels qui conditionne un ras-le-bol généralisé parmi les fonctionnaires du ministère de l'Intérieur, conditions de travail et de salaire aggravées par l'état d'urgence omniprésent dans leur quotidien.

C'est d'ailleurs pour cette raison, que Fo-police n'a pas été autorisée à parler à la tribune de la manif parisienne, manif parisienne à laquelle sont venus faire risette les représentants de la droite et de l'extrême droite unis comme les doigts d'une seule main.

Et si la CGT-police a tenu à se frayer un bout de pavé, place de la République à Paris, c'est grâce à son courage militant allant à l'encontre du pouvoir socialiste, d'Alliance et de l'Unsa. La CGT-police dénonce un manque de consignes évident des autorités policière et de l'Etat contre les casseurs. Elle formule aussi des revendications progressistes pour un police républicaine au service de tous les citoyens.

Son expression est à lire sur son site. En lien:

 

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