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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Retour de la manif du 31 mars dernier, par José Fort

« Sommes-nous en Etat de guerre », ai-je osé demander à un officier CRS, jeudi en début d’après-midi, place d’Italie à Paris.

Réponse : « Oui, en Etat de guerre, comme vous dites. »

Il fallait faire vite, obéir aux ordres aboyés, s’écarter et surtout la fermer.

De mémoire d’abonné aux manifestations parisiennes, la concentration de CRS et de flics en civils (reconnaissables souvent à leurs casques et leurs capuches) m’a rappelé des temps anciens. Généralement, le plus fort du dispositif policier est stationné le long du parcours dans les rues parallèles et en fin de défilé. Jeudi, dès la place d’Italie, les CRS, casqués, matraques à la main étaient au contact direct dans le métro et dans les rues à quelques mètres des manifestants. Ce pouvoir discrédité et moribond n’a plus comme argument que la menace répressive.

José Fort

 

Note de ma pomme: Le policier qui a frappé l'élève du lycée Bergson à Paris est enfin renvoyé devant un tribunal correctionnel. C'est vrai que son coup de lâche avait été filmé par des lycéens parisiens et fait la une sur les réseaux sociaux.

Mais qu'en est-il de ses collègues qui ont tabassés sans aucune mesure des manifestants, la jeunesse en l'occurence? Eux n'ont pas été filmés. Et puis, le flic en question ne sera jugé qu'en mai, alors que des manifestants, attrapés par la police, sont jugés en comparution directe. Justice à 2 vitesses.

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