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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Yvelines: Dunlopillo encaisse un gros chèque et s'en va de Mantes-la-Jolie, titrait Le Parisien, le 17 février dernier

Oui, c'était ficelé, le groupe Cauval, propriétaire de la marque Dunlopillo, fermait définitivement une entreprise installée à Mantes-la-Jolie depuis près d'un siècle. Il laissait un terrain de 12 ha à un promoteur immobilier avec un gros chèque à la clé. De son côté, le conseil départemental des Yvelines, dirigé par Pierre Bédier de la Sarkozyland, achetait un terrain à Porcheville pour réinstaller l'usine, avec 3,5 M d'euros d'argent public.

"Le groupe Cauval s'en sort bien : Dunlopillo va s'installer dans des locaux neufs de la zone de Limay-Porcheville et revendre ses terrains du bord de Seine à bon prix. On peut comprendre la satisfaction de son patron Gilles Silberman", écrivait aussi Le Parisien.

Mais dans l'univers capitaliste libre et non faussé, profitant du chèque et des économies faites sur le dos des contribuables yvelinois, Cauval s'envolait pour la Chine en novembre dernier. Dans sa giberne, le magot expiqué ci-dessus, plus 8 millions d’euros d’indemnisation après l’incendie de l’entreprise en 2012, 10 millions d’euros du Conseil départemental des Yvelines et 4 millions d’euros pour des bâtiments achetés également par le département. Et combien du dispositif Crédit Impôt Compétitivité Emploi ?

Du coup, Cauval se déclare en redressement judiciaire en France. Ben oui, la fabrication de matelas en Chine lui rapporte plus de profits. Sans se soucier des 316 salariés de Dunlopillo dans le Mantois.

Et plus de déclarations tonitruantes sur l'emploi de Pierre Bédier, élu de Mantes-la-Jolie et président de droite du 78, ou du sous-préfet d'un gouvernement socialo qui "avait mouillé sa chemise", dixit le Parisien. L'un et l'autre accompagnent les volontés du capitalisme. Quant au maire de Limay, il a cru en la parole d'honneur de Cauval...

Pierre Bédier et le maire Pcf de Limay sont désormais vice-présidents du Grand-Paris-Seine-et-Oise, structure de plus de 400 000 habitants dirigée par la Sarkozyland. Selon le Pc du 78, il fallait être dans l'exécutif du Grand-Paris-Seine-et-Oise pour faire entendre sa voix de progrès et de justice sociale.

En attendant, également sur Porcheville, le laboratoire Covance licencie ses 126 salariés rachetés à Sanofi il y a 5 ans. Toujours sur cette commune, EDF escompte fermer sa centrale le plus tôt possible: exit sa centaine électriciens et les sous-traitants iront tous sur le carreau. A Poissy, PSA va supprimer aussi 740 emplois.

Cela commence fort, très fort, pour l'emploi dans le Grand-Paris-Seine-et-Oise. Mais faut-il s'en étonner?

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