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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Après le 9 mars 2016 et si nous déclenchions la procédure de licenciement du pouvoir?

Très grosse mobilisation contre le projet de loi El Khomri laminant le Code du travail, ce mercredi 9 mars 2016, à Paris mais aussi dans toute la France.

Le ministre de la police n'a recensé qu'une portion de manifestants ici ou là. Les gouvernements de droite et de gôche se sucèdent aux affaires du pays -au sens propre comme au sens figuré- et le décompte policier reste toujours au ras des pâquerettes lorsque le vrai monde du travail et la jeunesse sont dans la rue.

100 000 à Paris, 8 000 à Clermont-Ferrand selon France bleu Auvergne, et puis encore à Lille, Strasbourg ou Bordeaux, etc, sans oublier les sous-préfectures de France et de Navarre: oui le peuple d'en bas était au rendez-vous. Même la police a recensé 10 000 manifestants à Nantes, c'est dire la tempête sociale. Et pour une fois depuis mai 2012, un quarteron de dits frondeurs du PS -là, les chiffres du ministre de la police sont corrects- toujours encartés au palais de l'Elysée rue de Solférino à Paris, manifestait contre le pouvoir qui les avait fait prince.

Sans rire, mêlés aux travailleurs, des grappes et encore des grappes de jeunesse dont certaines entonnaient un slogan qui m'a plu, ma foi: "P comme pourri, S comme salaud!". Pour autant, je ne sais si les frondeurs du PS ont apprécié.

Pour l'instant, Myriam El Khomri reste droite dans ses bottes. Comme Alain Juppé, premier ministre de Chirac lors du grand mouvement social de 1995. A cette époque, la CFDT était déjà pote du pouvoir réactionnaire. Comme quoi, ce n'est pas d'aujourd'hui.

Manuel Valls, premier ministre de François de l'Elysée, a lancé à l'Assemblée nationale, alors que la manif parisienne venait de partir de la place de la République que ce projet de loi-travail "a été conçu comme un acte de confiance dans la négociation collective et dans les syndicats".

Bref, il nous prend toujours pour des sans-dents.

Dites, si nous enclenchions la procédure de licenciemment. Avec un programme anticapitaliste et sans passer par une primaire pour mettre sur le trône un hors sol à la place d'un autre. Non?

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Y
Bien évidemment OUI, mais les conditions sont-elles réunies, je ne le pense pas malheureusement. Bien évidemment je ne parle pas du niveau de mécontentement qui existe dans toute la population de notre pays, frappée, broyée, par des décennies de politiques au service exclusif du capital. Le problème et on le moindre, sans passer par la fumisterie des primaires, c’est bien de trouver un organe dirigeant ayant la confiance de la population ci-dessus évoquée et agissant sans compromission avec la bourgeoisie et le capital, ben là, c’est pas gagner. Bien sur, l’idéal serait un parti authentiquement communiste, sans lien avec l’intelligentsia réformiste, dont les dirigeants seraient représentatifs de ces militant(e)s qui luttent au quotidien avec altruisme et abnégation contre les méfaits du capital, et sincèrement pour certains (de ces dirigeants) nous n’en sommes pas là. Alors y’a pas le choix, faut poursuivre et amplifier les luttes. Et c’est je pense, que c’est dans cette confrontation de classes que nous séparerons le bon grain de l’ivraie et pourrons reconstruire ce que nous sommes de plus en plus nombreux à aspirer. Alors oui, que la lutte continue, construisons un socle de convergences qui unira celles-et ceux qui veulent en finir avec cette société capitaliste, qui n’engendre que guerres, haines et misères.
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D
Suggestion aux Français d'un Indien d'Amérique, s'inspirer de la Pensée de Montesquieu tirée de ses ''Lettres persanes'' : ''La société est fondée sur un avantage mutuel; mais, si elle me devient onéreuse, qui m'empêche d'y renoncer?''
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