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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

8 mars 2016: journée internationale de lutte pour les droits des femmes

Et pas "journée de la femme", comme vont vous le bassinez les porte-voix de la pensée unique. Et dans notre société, dans la vie de chaque jour comme au travail, on est loin de l'égalité entre hommes et femmes.

Il y a toujours, par exemple:

  • 27% d’écart salarial et 40% d’écart de pension de retraite entre les femmes et les hommes ;
  • 80% des tâches ménagères assumées par les femmes;
  • 80% des femmes qui considèrent qu’elles sont régulièrement confrontées à des comportements sexistes au travail.

"Le féminisme n'a jamais tué personne. Le Machisme tue tous les jours", écrivait Benoïte Groult, dans Ainsi soit-elle en 1975.

Aujourd'hui encore, en France, une femme meurt tous les 2 jours ou 3 sous les coups de son conjoint. En 2014, une enquête du Défenseur des droits montre qu'une femme sur cinq a dû faire face à une situation de harcèlement sexuel au cours de sa vie professionnelle. Et combien sont horribles ces mythes et stéréotypes visant à exonérer le harceleur et à décribiliser la victime.

Au  travail, une étude de l'INSEE indique que seulement 5% des femmes harcelées ont porté plainte. Lorsqu'elles en ont parlé à leur patron, plus de 40% estiment que le règlement leur a été défavorable. Par contre, 95% des victimes de violences sexistes et sexuelles ont perdu leur travail par licenciement ou démission.

Le 17 mars, au siège confédéral à Montreuil,  aura lieu une journée de débats à l'occasion de la parution du guide Réussir l'égalité dans la CGT: lutte contre les stéréotypes sur les femmes ... et les hommes dans la CGT, syndicalisation des femmes et promotion des candidatures de femmes dans la CGT, lutte contre les violences sexistes au sein de la CGT, etc, figureront parmi les nombreuses thématiques en débat.

La CGT propose:

  1. Lutter contre les temps partiels imposés aux femmes, garantir un minimum de 24 h par semaine, limiter les amplitudes horaires, majorer les heures supplémentaires, garantir à tout-es les droits sociaux (retraite, chômage, maladie…) sur la base d’un temps plein.
  2. Revaloriser et augmenter les salaires des métiers à prédominance féminine, parce qu’il n’est pas normal qu’une assistante de direction ne gagne pas autant qu’un technicien ; qu’il y ait 17% d’écart de salaire entre sage-femme et ingénieurs hospitaliers en fin de carrière ; que tous les emplois à domicile, auxiliaires de vie… soient payés aux minima et sans déroulé de carrière.
  3. Faire la mixité au travail comme dans la société. Un homme comme une femme doit pouvoir devenir informaticien-ne, infirmier-e, caissier-e, ouvrier-e ou cadre dirigeant-e.
  4. Mettre en place de vraies sanctions contre les entreprises et administrations qui discriminent.
  5. Lutter contre les discriminations de carrières que subissent les femmes, leur permettre le même accès à la formation professionnelle.
  6. Instaurer une action de groupe contre les discriminations.
  7. Garantir une articulation vie privée / vie professionnelle : réduire le temps de travail pour toutes et tous, limiter le travail en horaires décalés ou le dimanche, mieux partager les congés parentaux et augmenter considérablement les places en crèche, à l’école maternelle et la prise en charge des personnes âgées dépendantes.
  8. Lutter contre les violences sexistes et sexuelles au travail et protéger les femmes victimes de violence. Garantir à chacun-e un environnement de travail digne et sans violence (accès aux sanitaires, vestiaires, pas d’images ou propos dégradants…).
  9. Améliorer les conditions de travail et lutter contre la pénibilité des métiers à prédominance féminine (un-e caissier-e porte cinq tonnes chaque jour !).
  10. Garantir l’égalité de retraite : droit à la retraite à 60 ans, augmentation des minima de pension et des mesures compensatoires.

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