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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

L'UE a dit amen à la City de Londres et aux paradis fiscaux de la Grande-Bretagne

Que s'est-il passé, ce week-end à Bruxelles, entre les 28 chefs d'état et de gouvernement de l'Europe capitaliste, sinon d'avoir consolider les intérêts financiers de la City londonienne, plate-forme internationale du business et alliée inconditionnelle du dollar américain?

Suspension des aides sociales aux travailleurs de l'Ue immigrés en Grande-Bretagne et devenus sans-emploi, indexation des alocations familiales sur le niveau de vie du pays d'origine, levée des obstacles(sic) à la circulation du capital, exemption de toute contrainte liée à la politique européenne, telles sont les concessions de l'UE à la Grande-Bretagne.

Mais écrire, comme le fait l'Humanité en sa une, ce jour, que cela réduit l'UE à un simple marché, c'est développer un écran de fumée pour taire la faillite de prétendre réformer l'Europe pour qu'elle devienne un continent de progrès, de justice sociale et de paix.

D'abord, le capitalisme n'a pas à être réformé, il doit être combattu et sous toutes ces formes.

Ensuite, l'acte de naissance de cette Europe-là, le traité de Rome en 1957, avalisé en France par le gouvernement socialiste de l'époque, s'intitulait Marché commun européen. Et non pas Europe solidaire et sociale. Ce dit traité constituait la base de la Communauté économique européenne, l'ancètre de notre UE d'aujourd'hui. Il se prononçait pour l'union douanière (plus de frontière) afin de permettre la libre circulation des marchandises (et donc du capital) dans la CEE. Le 1er juillet 1968, l'union douanière fut achevée. En 1993, le marché intérieur est réalisé autour des « quatre libertés» : libre circulation des biens, des personnes, des services et des capitaux. On voit où en est rendue la libre circulation des personnes!

A l'époque, en France, seuls la CGT et le Pcf s'étaient opposés au Traité de Rome. Dans un communiqué, la CGT fustigeait la perte de souveraineté de notre pays dans tous les domaines, la concurrence entre les travailleurs, la réduction des droits sociaux et la création d'une monnaie unique qui favoriserait plus encore la domination du grand capital

Depuis le Marché commun à l'UE, pas un acte social européen n'est sorti de cette europe capitaliste. Et chaque jour que Bruxelles dirige l'Europe, montre la pertinence de la CGT d'alors.

Oui, on ne réfome pas le capitalisme, on le combat. Hier comme aujourd'hui. C'est même inscrit dans les statuts de la CGT.

Pour le débat, à l'occasion du 51e congrès de ma confédération.

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