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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Si l'on compte qu'il a été condamné le 13 novembre à deux ans de prison avec sursis, 75 000 euros d’amende et cinq ans d’interdiction de toute fonction publique à l’issue du procès sur les primes en liquide, quand il dirigeait la cabinet de Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur. Plus 2 mises en examen, pour "faux, usage et blanchiment de fraude fiscale en bande organisée" dans l’affaire des soupçons de financement libyen de la campagne Sarkozy (encore?) en 2007, et celle d'aujourd'hui, mardi 23 février, pour "complicité de favoritisme", dans le cadre de l’affaire des sondages de la présidence de la République. Et revoilou Nicolas Sarkozy dans le rôle de président.

Attention, citoyens d'en bas, Claude Guéant est pour l'instant présumé innocent et il faut que la justice passe, comme ils disent chez les hors-sol.

Il n'empêche que pour ce dernier dossier, Claude Guéant était monté en grade. Il était secrétaire général du palais de l'Elysée dont le locataire s'appelait Nicolas Sarkozy. Le présumé innocent aurait donc passé des contrats juteux dont auraient bénéficié des conseillers de qui vous savez.

Ont été donc mis en examen dans cette affaire, les présumés innocents suivants:

  • Patrick Buisson, qui était conseiller politique et dirigeant de la société Publifact (devenu Publiopinion), le 29 juillet 2015 pour "recel de favoritisme, détournement et abus de biens sociaux".
  • Pierre Giacometti, qui était conseiller opinion et dirigeant de la société « Giacometti Peron », le 29 septembre 2015 pour "recel de favoritisme".
  • Julien Vaulpré, qui était conseiller opinion, le 29 janvier 2016 pour « favoritisme ».
  • Emmanuelle Mignon, qui était directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy, le 2 février 2016 pour " favoritisme ".
  • Jean-Michel Goudard, qui était conseiller en stratégie, le 3 février 2016 pour "favoritisme".
  • Claude Guéant, qui était secrétaire général de l’Elysée, le 23 février 2016 pour "complicité de favoritisme". Egalement placé sous le statut de témoin assisté pour "complicité de détournement de fonds publics".

Je ne sais pas quand le procès débutera. Cela ne devrait pas aller trop vite. Ces gens-là ne sont pas des voyous de syndicalistes.

Et chiche quand l'heure de la justice enfin adviendra, que devant le tribunal sera déposée une QPC pour question prioritaire de constitutionnalité. Elle a été voulue par Nicolas Sarkozy, président de la République. Il l'a faite graver dans la Constitution.

Qu'est-ce que ça dit:"Lorsque, à l'occasion d'une instance en cours devant une juridiction, il est soutenu qu'une disposition législative porte atteinte aux droits et libertés que la Constitution garantit, le Conseil constitutionnel peut être saisi de cette question sur renvoi de la Cour de cassation qui se prononce dans un délai déterminé."

Ce qui veut dire que défendu par une bardée d'éminents avocats, un mise en examen dépose une QPC examiné par les juges, puis par la Cour de cassation, puis par le Conseil Constitutionnel qui se prononcera in fine, comme ils disent dans les prétoires pour montrer qu'ils sont instruits.

Bon, vous connaissez le proverbe: "Selon que vous serez hors-sol ou syndicaliste, la justice vous rendra blanc ou voyou". In fine.

Et de trois pour Claude Guéant de la Sarkozyland

Ah, est-ce que je vous ai dit que Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, avait fait valoir ses droits à la retraite comme haut-fonctionnaire? Et bien, il a cumulé cette petite pension de rien du tout avec la paye de secrétaire général de la présidence de la République.

Et est-ce que je vous ai dit aussi qu'en 2011, Nicolas Sarkozy le bombarde ministre de l'Intérieur et de l'immigration? Ouais, il n'y a pas beaucoup de chômage chez les hors-sol. Ce n'est pas comme les individus (selon la police) d'en bas.

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indignesarkozie3300563 23/01/2017 23:40

Une des figures majeures de la sarkozie vient d'écoper d'une condamnation qui en dit long sur la valeur morale et politique de ceux qui étaient arrivés par effraction au sommet du pouvoir.Ces politiciens dévoyés méritent finalement ce qu'ils cherchent:l'indignité.