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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Pendant le temps politicien pour faire croître l'extrême droite, l'état d'urgence est toujours là

Et l'un n'empêche pas l'autre. Bref, la perquisition administrative chez monsieur et madame A et leurs deux enfants de 4 et 6 ans à Toulouse, ce 21 novembre.

Perquisition administrative, ainsi est annoté le procès-verbal, avec les intervenants agissant en vertu de l'état d'urgence: officiers de police judiciaire, deux membres de la cellule technique opérationnelle de la sûreté départementale spécialisée dans l’ouverture des portes, des conducteurs cynophiles et des "chiens de détection explosifs, armes et munitions et stupéfiants"

Après avoir fait exploser la porte d'entrée et la maçonnerie toute autour à 5h 35 du matin, "Ils nous ont séparés tout de suite, femme et enfants dans la chambre des petits, moi-même dans le salon. Deux policières ont rejoint la chambre des enfants, fouillant la famille de près et les plaçant dans un coin. Aucun mot prévenant pour les petits. Les enfants restés calmes jusque là ont fondu en larmes. Un policier tout de noir vêtu cagoulé, gilet pare-balles et fusil d'assaut à la main est passé les inspecter. Mon épouse essayait de comprendre ce qui se passait et de poser des questions à l’une des policières qui est restée froide et sèche. L'autre ne parlait pas.", dixit M. A. dans le Monde de ce jour, qui a été menotté alors qu'il n'opposait aucune résistance.

La police est repartie bredouille et annotée en fin de course le procès-verbal qui ne sera soumis à aucune autorité judiciaire:

Pendant le temps politicien pour faire croître l'extrême droite, l'état d'urgence est toujours là

Monsieur A, qui est musulman, a eu beau dire que l'ONG pour laquelle il bosse "aide toute victime dans le monde arabe sans aucune distinction de religion, race ou orientation quelconque" et qu'il est "un ancien officier de réserve fusilier commando parachutiste de l'air", le flic en chef de rétorquer: "On est vraiment en pleine déliquescence de la société !'" Dixit toujours le Monde.

Contactée par le journal, la préfecture de la Haute-Garonne rappelle simplement que "les perquisitions administratives sont effectuées dans le cadre de loi sur l'état d'urgence et conformément aux principes du droit et des instructions ministérielles":  "Chaque opération fait l'objet d'une préparation minutieuse qui prend en compte les situations des personnes dont le lieu est visité (notamment la présence d'enfants, de membres de la famille...) mais aussi la sécurité des policiers qui interviennent dans un contexte parfois tendu."

Ah bon?

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