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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Aujourd'hui, le Tribunal correctionnel de Bobigny (93) aura à juger des travailleurs d'Air France, dans l'affaire dite de la chemise du DRH, mais en oubliant le licenciement prévu de 5 000 salariés de la compagnie.

Manuel militari Valls avaient traité ces travailleurs de "voyous" et ordonné les plus lourdes condamnations. Avant les mêmes propos du patronat. L'extrême droite, avec Marine Le Pen, en bon serviteur des patrons, avait également aboyé contre les syndicalistes de la CGT.

En ce 2 décembre, la CGT appelle à des rassemblements partout en France. Notamment à 12h devant le Tribunal de Bobigny.

Demain, l'intersyndicale d'Air France, sauf la Cfdt, donne rendez-vous devant le siège de la compagnie. Qu'on se le dise!

Pas de trêve sociale durant l'état d'urgence: action de la CGT et un communiqué de l'UD CGT de Paris

La politique Hollande-Valls est une politique entièrement dirigée contre le monde du travail.

Elle attaque les droits sociaux : toutes les réformes mises en œuvre sont au service exclusif du patronat, le projet de casse du code du travail en est une nouvelle étape.

Elle organise la répression syndicale notamment en arrêtant les syndicalistes. Les arrestations de salariés d’Air France et leur jugement annoncé en est l’exemple le plus scandaleux de ces dernières semaines.

Elle porte désormais atteinte aux libertés publiques fondamentales en prétendant interdire, avec la mise en place de l’état d’urgence, les manifestations et rassemblements revendicatifs. Dimanche 29 novembre, l’interdiction de manifester à l’occasion de la COP 21 a entraîné l’arrestation de plusieurs centaines de manifestants. C’est une mesure anti-démocratique incroyable !

Dans sa déclaration des 17 et 18 novembre 2015, le CCN de la CGT a annoncé qu’il ne saurait être question de trêve sociale, ni de museler le mouvement revendicatif de notre pays.

Dans ces conditions, l’UD CGT de PARIS entend exprimer sa solidarité avec les citoyens arrêtés et notamment les militants de la CGT. Elle exige la libération immédiate des manifestants et l’arrêt de toute poursuite, le rétablissement de la liberté de manifester, la levée de l’état d’urgence.

Elle réaffirme son appel à la manifestation du 2 décembre devant le tribunal de Bobigny en soutien aux salariés d’Air France. Elle exige la levée des sanctions et l’arrêt du plan de suppression d’emplois.

Elle réaffirme sa détermination à combattre toutes les contre-réformes du gouvernement, à commencer par celle de casse du code du travail.

Le besoin de protection des citoyens face aux menaces terroristes ne doit pas être le prétexte d’une moindre protection des salariés, des fonctionnaires, des usagers, des assurés sociaux. Il convient donc de renforcer le code du travail, le statut général de la fonction publique, les services publics et la sécurité sociale, plutôt que de les amoindrir.

Paris, le 30 novembre 2015

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