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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Comme il avait dégainé le 49-3 pour enterrer la démocratie et faire passer en force des lois anti-sociales, François Hollande remet ça en voulant prolonger l'état d'urgence et développer le tout sécuritaire.

Bien sûr qu'il faut traquer et annihiler tout acte terroriste et châtier implacablement auteurs et commanditaires. Mais si des islamo-fascistes ont été mis hors d'état de nuire hier à Sant-Denis, ce n'est pas parce que l'état d'urgence a été promulgué par décret présidentiel. C'est parce que le renseignement, la justice et la police, employés en surnombre, ont joué pleinement leur rôle au service de la nation et établi leur efficacité quand ils sont dotés de moyens suffisants.

Mais François Hollande n'entend pas revenir sur les coupes sombres dans les services publics et les collectivités locales. Il n'apporte que des flingues à la police municipale au détriment de la police de la nation française formée en ce sens.

J'ai entendu que 3 députés écologistes ne voteront pas ce projet de loi renforçant l'état d'urgence contre "toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace pour la sécurité et l'ordre public". Oui, ce projet de loi liberticide est loin de s'attaquer qu'aux terroristes.

J'ai parlé hier de l'honneur de la CGT, avec ses minoritaires qui ont rejeté l'Union sacrée de leur Confédération, avec la droite et le patronat pour déboucher ce qui deviendra une boucherie mondiale pour les profits du capitalisme.

En 1939, ce fut aussi l'honneur de la CGT, quand les communistes, chassés en 1939 de la Confédération par Jouhaux secrétaire général et futur patron de la scissioniste FO et Belin, lui futur ministre dans le gouvernement collaborationniste de Pétain, quand ces exclus formèrent les Comités populaires clandestins, ébauche de la Résistance parmi la classe ouvrière.

En ce mois de novembre 2015, ne donnons pas quitus à François de l'Elysée. Il ne veut ni la justice sociale ni le progrès démocratique. Et pas plus l'égalité des chances, notamment pour les enfants des couches populaires.

Réaffirmer l'état d'urgence de vivre et de mieux vivre, pas autre chose

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