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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ce n'est pas moi qui le dit, mais le journal Le Monde dans un article du 4 mai 2015. Extraits:

François Hollande est arrivé, lundi 4 mai, à Doha, au Qatar, accompagné des ministres des affaires étrangères et de la défense, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian, pour assister à la signature officielle de deux contrats de vente de 24 avions de combat Rafale à l’émirat.

Le Qatar avait mis une condition à l’achat de ces 24 avions : obtenir des droits de trafic supplémentaires vers la France pour sa compagnie aérienne, Qatar Airways. L’émirat a eu gain de cause. Les avions de Qatar Airways, qui desservent déjà Paris, pourront désormais atterrir à Lyon et à Nice, vraisemblablement trois fois par semaine.

M. Hollande a toutefois affirmé devant la presse à Doha qu'il ne s’agissait pas de « contreparties », mais de discussions parallèles :

« Il y a des discussions qui sont engagées dans d'autres domaines avec le Qatar, avec d'autres pays pour l'attribution de lignes aériennes, mais ce contrat n'a pas fait l'objet de négociations sur d'autres sujets que l'avion Rafale et des matériels qui doivent l'équiper ».
« Il est assez légitime qu'il y ait des discussions et des négociations pour qu'un certain nombre de lignes aériennes puissent être ouvertes en faveur de pays qui permettent aussi d'acheminer un grand nombre de touristes et nul doute que les villes de Nice et de Lyon sont particulièrement demandeuses de ce type d'attribution ».

Un avion long courrier en moins, ce sont 300 emplois en moins

Le coup est dur pour Air France. La compagnie française, en difficulté, a déjà du mal à résister à la concurrence des compagnies du Golfe. Cette fois, ce sera encore plus difficile. Car en s’installant dans des aéroports régionaux français, les avions qataris risquent de détourner le trafic vers le hub de Doha, au détriment de Paris.

 

Cette décision pénalise la compagnie française au moment même où elle tente de se redresser. Elle pourrait même aggraver la situation, car Air France sera peut-être contrainte de revoir ses vols. Or, quand un avion long courrier est retiré de la flotte, ce sont 300 emplois directs en moins.

La décision apparaît d’autant plus incompréhensible qu’elle est prise par l’Etat, qui est actionnaire de la compagnie aérienne (16 %). Le risque est désormais d’avoir créé une jurisprudence. Les Émirats arabes unis, qui sont, eux aussi, intéressés par des avions de combat, pourraient faire la même demande auprès des autorités françaises pour leur compagnie aérienne Etihad.

Note de ma pomme: Qui sont les voyous, monsieur le président de la République? La France que vous dirigez, par la vente de rafales à une monarchie islamique de droit divin, a préféré favoriser le Qatar et le marchand d'armes qu'est Serge Dassault, sénateur de droite et patron du Figaro, plutôt que l'emploi et le droit de vivre pour des travailleurs. Oui, qui sont les voyous?

La vente de rafale au Qatar: coup dur pour Air France

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