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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Election de Jérémy Corbyn à la tête du Parti travailliste, le PS made in England

Le peuple du Labour vient de condamner à plus de 59% la politique de droite suivie par le parti travailliste depuis des lustres, celle de Tony Blair en particulier.

Mais une hirondelle fait-elle le printemps, surtout à l'approche de l'automne? Une nouvelle lanterne semble s'allumer pour certains qui suivaient aveuglément Alexis Tsipras et Syriza en Grèce pour bouleverser l'UE capitaliste. Pour autant, je mentirai en disant que cette élection ne me fait pas plaisir.

Or, il reste encarté au sein d'un parti adhérent à l'Internationale socialiste, les sociaux-démocrates qui gèrent le capitalisme partout dans le monde pour soi-disant l'humaniser. Et ses camarades adeptes du camarade Blair, dont une majorité de députés, vont-ils le laisser faire gentiment?

Certes Jeremy Corbyn, élu député depuis 1983, s'est toujours opposé  dans tous les domaines aux dirigeants de son parti, même quand ceux-ci gouvernaient la Grande-Bretagne. Mais désormais, c'est lui qui dirige le parti socialiste d'outre-Manche. S'il devenait premier ministre, il a promis d'accroître les dépenses publiques en augmentant la masse monétaire et de renationaliser de vastes pans de l'économie britannique. Il a promis de s'attaquer aux inégalités sociales qui minent la société britanique et à la politique droitière menée en alternance par son parti et les conservateurs au pouvoir. C'est une bonne base de départ pour les luttes populaires et ce samedi des centaines de milliers de manifestants dans les rues de Londres ouvraient vers un avenir meilleur.

La plus grande manifestation depuis celle contre la guerre en Irak

 

Néanmoins, je me souviens des promesses du candidat socialiste François Hollande de l'Internationale socialiste. Quant à l'expérience d'Alexis Tspras au pouvoir en Grèce, lui dit de la gauche radicale, elle me laisse un goût amer. Et c'est là le moins que je puisse écrire à ce sujet.

Dès lors, pour ne pas terminer sur une mauvaise note,  le deuxième couplet de l'Internationale:

Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
Ni dieu, ni césar, ni tribun,
Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
Décrétons le salut commun !
Pour que le voleur rende gorge,
Pour tirer l’esprit du cachot
Soufflons nous-mêmes notre forge,
Battons le fer quand il est chaud !

Naturellement les autres couplets de ce chant révolutionnaire ne sont pas pour autant à jeter aux orties. Et écouter ce que ça donne en anglais dans le texte...

Oui, malgré ce qu'on vous rabache  y compris à gauche...

Election de Jérémy Corbyn à la tête du Parti travailliste, le PS made in England

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