Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le Code du travail va être réécrit, après une loi votée par le Parlement. En fonction des propositions de Jean-Denis Combrexelle à qui le gouvernement avait confié d'écrire un rapport en la matière. Le ci-devant Jean-Denis Combrexelle avait déjà charcuté le Code du travail en 2006-2008 sous Nicolas Sarkozy. Cette fois-ci, ça va être pire: la loi des patrons primera sur l'intérêt général.

Or, le Code du travail avait été conçu, dans la lutte des classes, pour rééquilibrer les rapports entre le travailleur et son employeur partout en France. Ensuite, combien d'actions du mouvement ouvrier, combien de sang et de larmes pour faire progresser le droit du travail. Et au cours de cette histoire, quand le patronat fut-il à l'initiative d'un loi de progrès pour tous les salariés?

Aujourd'hui, renversement de l'histoire. Le palais de l'Elysée ordonne de sécuriser l'employeur par des négociations(sic) au niveau de l'entreprise. Et si le travailleur refuserait de se voir appliquer ledit accord(sic), il serait licencié sur-le-champ avec des indemnités moindres que celles prévues par le Code du travail.

Tout cela, "pour faciliter les marges de manoeuvre des entreprises et des salariés par rapport aux normes fixées par le Code du travail", dixit Manuel Valls, hier, à sa conférence de presse lors de la réception du rapport Combrexelle.

En décembre 1903, le Code du travail consacre un nouveau droit pour les salariés. Durant des décennies, le travail se caractérisait par la "liberté contractuelle" entre le travailleur et son patron. Avec l'instauration du Code du travail, se rassemblent les premières lois sociales qui protègent mieux les exploités. Car, comme disait  Karl Marx:"Le travailleur libre, qui se rend sur le marché libre pour y vendre sa peau, doit s'attendre à être tanné".

Le Code du travail est édité en 1911 et comporte 5 titres: sur le contrat d'apprentissage; sur le contrat de travail; sur le salaire; sur le placement des travailleurs; sur les pénalités à l'encontre des employeurs qui ne respecteraient pas le Code du travail. il ne comporte que 14 pages en tout et pour tout. Or, Eugène Touron, sénateur de droite, porte-voix du patronat, lance au gouvernement: "Vos lois sociales coulent une industrie déjà fragile". Oui, déjà!

En 1914, à peine Jean Jaurès enterré, après avoir été abattu par un militant nationaliste, le Parti socialiste s'engageait pour humaniser le capitalisme en rejetant la lutte des classes. Aujourd'hui, malgré que des gauchistes hier purs et durs aient rejoint ses rangs et ne le quittent pas, il défend toujours la même politique. Et traitre celui qui se dit "partenaire social" du patronat.

Parce que le capitalisme c'est toujours ça:

Code du travail à la sauce Hollande: un renversement de l'histoire sociale et des droits conquis par les travailleurs

Commenter cet article

Aline 10/09/2015 09:33

Aux infos ce matin, un courtisan disait que l'exflamby était le meilleur candidat pour 2017 vu que c'était un bon président. J'en étais comme deux ronds de flan. Tu me diras avec raison qu'à la vitesse où ils sabrent les acquis sociaux des français, qu'ils anéantissent l'existence de la classe ouvrière.....qu'après avoir chatouillé l'égos des chefs du continent africain, jeté la zizanie dans les populations d'Europe, ils n'auront plus grand chose à massacrer de la Liberté-Egalité-Fraternité : la France. A leur défense, ces Hors-sols, ces imposés à ISF, ces résultants de Très Très Hautes Ecoles, ces collés du strapontin, ces cireurs de bancs, ces adorateurs du veau gras ne savent rien de l'ouvrier que ce qu'ils ont lu dans Zola et dans le journal de Mickey. L'ouvrier étant en voie de disparition, (journaliers, mineurs, sidérurgistes, pécheurs.....) des voix en moins dans les urnes ? la parade on contournera les élections en reformattant les communes en méga-communautés, on sollicitera de moins en moins les français dans l'isoloir mais de plus en plus dans des sondages médiatisés. Et pendant ce temps-là, courent la belette et le furet (finance et capitalisme) merci les soces pour votre soupe à la grimace. aline