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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Être en Euroland ou le chaos: un point c'est tout!

Depuis la capitulation d'Alexis Tsipras devant l'UE capitaliste, la BCE, le FMI et la Commission européenne, avec en plus le MES pour mécanisme de stabilité européen (sic), continuent de dépecer l'avenir du peuple grec. L'Humanité, le journal de Pierre Laurent et des soutiens inconditionnels au chef du gouvernement grec, écrit plus sobrement: "la Troïqua continue de biffer la copie".

A chacun son opinion. Mais pour le débat démocratique, ce qui était mauvais en 2005 peut-il être bon aujourd'hui? Et demeurer dans l'euro, tout en étant partisan d'une Europe sociale promise aux calendes grecques, peut-il ouvrir des perspectives de lutte au peuple de France pour un avenir meilleur? A ce jour, après la déflagration du reniement des 61,31% de NON grecs à l'austérité par le gouvernement d'Athènes, il semble que le parti de la place du Colonel-Fabien à Paris, parmi la gauche dite radicale en France, reste le gardien du dogme: l'Euroland ou le chaos. Pour l'histoire, le colonel Fabien, résistant communiste, engagé dans l'armée française après la libération de presque tout le territoire français, tomba au champ d'honneur contre l'Allemagne nazie qui escomptait asservir le monde avec la collaboration du patronat. Et je ne dis pas ça pour rien.

Bref, l'euro ou le chaos est l'horizon des dirigeants actuels de l'ancien Parti des fusillés. Dans le Front de gauche, une autre musique se fait entendre et romp cette unanimité entre camarades. Le député François Asensi, du Fg et ex-Pcf: "l'euro est aujourd’hui un instrument des politiques d’austérité et de réduction des dépenses publiques. C’est un carcan qui s’oppose à toute politique sociale. Un carcan dont il faut peut-être sortir."

Dans le Pg, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, Alexis Corbière, son secrétaire national, dit dans Marianne: "Au Parti de gauche, notre plan B envisage la sortie de l'euro".

En Grèce même, Alexis Tsipras vient d'avouer, peut-être un pistolet toujours sur sa tempe?, qu'il y avait un plan pour se tirer de l'euro. Ce qu'avait dit dans les médias son ex-ministre des Finances Yanis Varoufakis. Ce qui fit hurler de haine la presse libre et non faussée aux ordres du capitalismes sur ce plan déclaré de "fou".

Mais qu'était donc ce plan?

Yanis Varoufakis a indiqué avoir voulu « créer clandestinement des comptes secrets reliés au numéro fiscal de chaque contribuable » grec, pour que, le moment venu, ils puissent utiliser « cette espèce ce mécanisme parallèle de paiement vis-à-vis des gens à qui ils doivent de l’argent ou pour payer leurs impôts à l’Etat ».

Le plan comprenait des mesures de nationalisation, dans lequel la société OPAP, détenant le monopole des jeux et privatisée en 2013, faisait notamment partie. S'ajoutait à cela des recettes de péage provenant des autoroutes et du plus grand pont du pays, a indiqué le journal, qui cite des sources gouvernementales.

Athènes ne comptait pas en rester là, loin de là. Le gouvernement Tsipras prévoyait également de se lancer dans une lutte très agressive contre la corruption. De manière peu surprenante, tant les rapports entre les deux pays sont glacials, plusieurs sociétés allemandes actives en Grèce, comme Siemens, Lidl, Allianz, MAN et Hochtief étaient dans le collimateur.

Qu’on le veuille ou non, parmi les forces démocratiques, monte de plus en plus la réalité qu'aucune paix, ni solidarité ni progrès, ni justice sociale ne seront possibles en Europe tant que ses peuples resteront sous le joug de cette monstruosité qu’est l’UE avec son traité de Lisbonne arraché au mépris de toute éthique démocratique et sa monnaie unique impérialiste, tout ceci défendu par des croque-morts de quels bords soient-ils. Et je ne dis pas ça pour rien.

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