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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Celui-ci, jouant le rôle d'un policier dur de chez dur à la télévision, s'est répandu urbi et orbi dans les médias pour signaler son courage devant l'agression perpétrée dans le Thalys où il voyageait et sa blessure à la main qui en découlait. Guillaume Pepy, le chef de gare en chef du rail libre et non faussé, va le rencontrer, quand ledit Pepy n'est jamais allé au chevet d'un cheminot agressé lors de son travail. Mais sans doute que le people remplace les relations humaines à la SNCF.

 

D'abord, Thalys n'est pas la SNCF. C'est un consortium SNCF, SNCB et DB, respectivement actionnaires à hauteur de 62%, 28% et 10% et, depuis mars 2015, de THI Factory (capital détenu à 60% par la SNCF et à 40% par la SNCB). C'est une entreprise ferroviaire de plein exercice assurant la mission de transport en UE libre et non faussée.

Ensuite, quand Jean-Luc Anglade prétend s'être blessé en voulant tirer le signal d'alarme pour stopper le train, c'est de la pure fiction, un peu comme le rôle de super-filc qu'il joue à la téléchoche. Selon la réglementation, foi d'un ancien conducteur de train en prise avec des signaux d'alarme que j'ai eu maintes fois à réarmer, un signal d'alarme est libre d'accès à tout voyageur d'un train. En fait, l'acteur de série policière s'est fait bobo à la main en voulant briser la vitre du boitier contenant le petit marteau qui sert à briser la vitre du train. Et là, je comprends parfaitement le geste de stress de quiconque qui cherche à sortir du traquenard mortel dans lequel il se trouve.

Enfin, pour finir avec les allusions de Jean-Luc Anglade au sujet de la honteuse retraite des agents SNCF dans un compartiment fermé à clé, juste derrière la cabine du conducteur, laissant les voyageurs seuls avec le présumé tueur, il n'y avait pas de cabine conducteur de ce côté-ci du train.

Deuxio, les déclarations de l'un des contrôleurs du Thalys Amsterdam-Paris. Celui-ci dit ne pas comprendre les critiques de l'acteur mettant en cause les agents et affirme s'être "empressé" de tirer le signal d'alarme et d'avertir les secours.

"Le mouvement de panique du personnel de restauration n'a pas grand-chose à voir avec le personnel de contrôle. Je ne sais pas pourquoi M. Anglade a cette attitude vis-à-vis du personnel Thalys", a déclaré Michel Bruet, l'un des deux chefs de bord du train, interrogé sur France Info.

Le contrôleur de 54 ans a expliqué avoir d'abord entendu l'altercation entre le tireur présumé sortant des toilettes et un voyageur. Habitué aux "bagarres" entre passagers, il ne réagit pas tout de suite, avant de s'apercevoir que l'homme est armé.

"J'ai été projeté contre une porte (...) je me suis retrouvé avec l'individu, il m'a mis au sol, m'a pointé avec le revolver puis il est parti dans la voiture 12 (...) Ca s'est passé très vite".

Après s'être relevé, le contrôleur s'est "empressé de tirer le signal d'alarme. J'ai pris contact avec le conducteur pour lui dire ce qui se passait à bord de mon train. J'ai pris contact avec ma direction pour qu'on puisse prêter assistance, surtout aux blessés. L'homme étant maîtrisé, j'ai demandé des secours".

"J'étais à bord de mon train jusqu'à Arras. J'ai discuté avec M. Anglade, je lui ai proposé de l'aide. J'ai proposé la trousse de secours aux personnes qui étaient en voiture n°12" en train de s'occuper des blessés, se souvient l'agent, qui souligne que "M. Anglade était en voiture n°11, l'incident était en voiture 12".

Le contrôleur assure avoir ensuite parcouru "plusieurs fois" le train avant l'arrivée à Arras, tentant de rassurer les voyageurs sans leur donner de détails pour ne pas les paniquer.

Dimanche matin, la SNCF a expliqué que deux hôtesses incriminées par l'acteur "ne sont pas du personnel de Thalys ou de la SNCF", mais des "salariées du sous-traitant" en charge de la gestion de l'espace-bar, sans "autre mission que de servir le café."

 

Mais Guillaume Pepy rencontrera toutefois l'acteur. Ben oui, le people à la place des cheminots en nombre et formés dans les trains, c'est beaucoup mieux. Mais il reste que la sécurité des circulations et des voyageurs est un sacré probléme que François de l'Elysée et Guillaume Pepy ne veulent entendre

 Et je vous mets en ligne d'une pub de Thalys. Oui, on est loin, très loin, de l'idée de service public.

Agression dans le Thalis: Guillaume Pepy, le boss de la SNCF, va rencontrer l'acteur Jean-Luc Anglade

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