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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La France, ex-pays des Droits de l'homme, par son parlement, a voté le diktat capitaliste qui met la Grèce encore plus à genoux, elle qui n'en avait pas besoin du tout.

Si les députés Pcf ont voté contre, le groupe des sénateurs du même métal n'a pas été unanime pour voter pareillement. Chacun appréciera sur les circonvolultions du Pc à propos de ce diktat: encore lundi, dans les médias, Paul Laurent et André Chassaigne, parlementaires et dirigeants du Pcf, exprimaient tout leur soutien à leur pote Alexis Tsipras.

Côté Pg, Jean-Luc Mélenchon, le héros de notre gauche radicale à nous, avait appelé à un rassemblement devant l'Assemblée nationale. Politis.fr relate cela et les déclarations du camarade Mélenchon: "C’est justement parce que nous soutenons Alexis Tsipras que nous appelons à voter "non" à cet accord qui lui est imposé". Là aussi, il y a à boire et à manger, non?

En Espagne, Podemos, que le Fg français présente comme le sauveur suprême du peuple espagnol. Son chef Pablo Iglesias, cité par le Huffington post: "Moi comme Alexis n'aimons pas l'accord, mais c'était une situation limite: soit l'accord, soit une sortie de l'euro", a affirme Pablo Iglesias, le patron de cette formation dans la matinée du jeudi 16 juillet. Et l'eurodéputé d'enfoncer le clou dans l'après-midi avec un tweet qui laisse peu de place au suspense: "Nous soutenons ce que le gouvernement grec a approuvé".

En Grèce, pas moins de 4 ministres ont démissionné du gouvernement et un majorité dans Syriza demandait à ses députés de voter contre. Résultat, 32 contre, 8 abstentions et 2 non-vote sur 149. Alexis Tsipras n'a plus de majorité parlementaire. et c'est l'opposition droite-gôche qui lui apporte ses suffrages.

Je reprend Poltis.fr qu'on ne peut pas taxer d'anti-Fg et qui résume le paraphe apporté à Bruxelles et au FMI par Alexis Tsipras:

  • Un plan qui reproduit en les aggravant les recettes des deux précédents plans qui n’ont qu’aggraver les conditions de vie des grecs sans améliorer la situation économique de leur pays.
  • Un accord qui va encore accroître la dette de la Grèce, jugée « totalement non viable » par le FMI.

Le texte issu de l’Euro sommet (à lire ici en intégralité) exige en revanche, entre autres dispositions :

  • que le gouvernement grec reviennent sur les lois adoptées depuis l’arrivée au pouvoir de Syriza, à l’exception de la loi humanitaire, ce qui revient à annuler le résultat des élections du 25 janvier ;
  • que le gouvernement consulte les institutions (euphémisme qui désigne la Troïka) et convienne avec elles de tout projet législatif dans les domaines concernés par l’accord (c’est-à-dire à peu près tout) avant de le soumettre à la consultation publique (référendum) ou au Parlement, ce qui constitue une inédite atteinte à la souveraineté d’un état membre.

Pour finir, Fg, Syriza et Podemos sont dans le même groupe au Parlement européen. Ils avaient d'ailleurs choisi Alexis Tsipras comme candidat à la présidence de la Commission européenne de l'UE capitaliste, pardon libérale il faut dire, c'est plus clean.

Bon, la suite sans doute dans le prochain numéro...

Petit résumé à propos de la Grèce

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sorcière and co 17/07/2015 20:06

ce n'est pas être contre la solidarité entre les peuples que de vouloir sortir de cette europe qui vampirise tant par l'economie capitaliste redoutable que par le recul de la civilisation , se permettant de ne pas tenir compte des volontes des peuples de chaque pays