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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Nouveau recul pour la mise en accessiblité aux handicapés

François Hollande à l'Elysée ne fait pas mieux que hier Nicolas Sarkozy à la même place. Mais pourquoi y aurait-il une différence, ils sont tous les deux présidents des hors-sol et du patronat. Dans le 5e pays le plus riche du monde, les parlementaires, eux à l'aise Blaize, ont accordé de nouveaux délais pour la mise en accessibilité des lieux publics.

La première loi sur ce sujet date de 1975,  C'est dire si la France est en tête du progrès social dans ce genre. Bon, pour l'accès aux établissements recevant du public, aux logements ou aux services de transport public de voyageurs, on va donc attendre.

Attention, a dit madame Ségolène Neuville, hors-sol chargée du secrétariat d'état aux personnes handicapées, pour que ça change, des mesures draconiennes. Sans rire: dépôt en mairie ou en préfecture d'un dossier des acteurs publics et privés d'ici octobre 2015; délai de 3 ans pour les établissements avec une capacité d'accueil de 200 personnes maxi; durée plus longue pour les autres établissements jusqu'à 9 ans; en déposant ces dossiers, les patrons (privé ou public) évitent ainsi les sanctions pénales prévue par la énième loi votée en 2005. Ben oui, il n'y a pas de fric en France.

Des représentants du «Collectif pour une France accessible» s'étaient rassemblés près de l'Assemblée nationale pour remettre aux députés plusieurs sacs postaux contenant les noms de 232 000 signataires d'une pétition pour l'accessibilté. Ils sont restés dehors. Oui, le Sénat et l'Assemblée nationale ont préféré entendre les lobbies (fédérations et associations de professionnels de l'immobilier, du tourisme, de commerçants, d'architectes, de maires) qui trouvent que l'accessibilité c'est trop cher, trop compliqué, voire inutile.

Allez, une zizique pour emballer le tout!

 

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Aline 11/07/2015 18:10

vraiment pas fière de ces gouvernements successifs pour leur politique de lutte contre le Handicap, on pense d'abord aux personnes appareillées car elles sont les plus visibles mais les handicaps ne se cantonnent pas qu'à ce critère, il y a tant de formes particulières, d'âges différents...Je connais plus les besoins des autismes et autres. Que de carences et de vaines promesses, aussi au congrès de l'UNAPEI de Toulouse, Ségolène Neuville a été assez fraîchement accueillie, et je peux te dire que dans le Mantois le besoin de certaines structures (caj.... ) est plus qu'urgent. Aline