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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

EU-Grèce: le capitalisme n'est pas à réformer, mais à combattre

Le gouvernement grec, dirigé par Alexis Tsipras dit de la gauche radicale, s'est bien présenté hier à Bruxelles avec une pleine valises de compromissions.

Il avait renié ses propositions de justice et de progrès social inscrites dans le programme de Syriza. Il s'était assis sur les 61% de non au référendum. Il reprenait, à un poil près, les diktats de l'UE, de la BCE, du FMI. Il avait fichu dehors son ministre des finances parce que le capitalisme européen lui ordonnait. Il avait déclaré l'Union sacrée avec les partis grecs de droite et de gôche qui appelèrent à voter oui au référendum. Il avait demandé l'aide active de François de l'Elysée à Bruxelles, Bref, de compromis en compromissions, le gouvernement grec d'Alexis Tsipras espérait la lune. Comme, depuis le déclenchement de la Première Guerre mondiale, la social-démocratie dit vouloir humaniser le capitalisme.

Cette nuit, reçu par l'Eurogroupe auquel participait le FMI, on lui a signifié que ce n'était pas assez. Un Eurogroupe qui n'est élu par personne et un FMI autant lui ont enjoint d'édicter encore plus d'austérité en Grèce et illico presto. Et pas aux calendes grecques, j'ose écrire.

Alexis Tsipras va-t-il accepter? Déjà le terme radical, dont il se disait et qui lui amenait l'admiration béate du Fg gaulois, me semble éteint. Reste le mot gauche dont il se prétend toujours être. A moins qu'il ne s'écrive gôche, comme la politique droitière exprimée en France par François de l'Elysée et les siens, ou dans l'Allemagne d'Angela Merkel par le SPD qui participe activement à son gouvernement.

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