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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Si le syndicalisme, les droits des salariés et les droits syndicaux existent aujourd’hui, il y a eu pour cela des militants qui se sont engagés jusqu’à y perdre leur vie, à l’heure où certains voudraient remettre en cause le droit de grève, s’attaquer aux libertés syndicales, aux droits des salariés, à l’heure où trop de syndicalistes sont encore considérés par le patronat comme des empêcheurs de licencier, "des contraintes" pour l’entreprises, il est bon de se rappeler cela pour gagner des droits nouveaux, la sécurité sociale professionnelle et un nouveau statut du travail parce que c’est le sens du progrès des sociétés civilisées que d’essayer d’enrayer les injustices et les inégalités, la CGT avec ses militants et les salariés s’y attelent fermement...

"Il y a trente sept ans dans la nuit du 4 au 5 juin 1977, l’ouvrier verrier Pierre Maître était assassiné à Reims par des nervis du patronat.

Il y a 37 ans, Pierre Maistre était assassiné par les truands du patronat

Une rue déserte longeant une voie ferrée et des usines qui se succèdent dans la banlieue nord de Reims. À l’entrée des Verreries mécaniques champenoises, les VMC, un groupe d’ouvriers tient le piquet de grève. Dimanche 5 juin 1977 vient à peine de poindre. Les épouses et les enfants des grévistes qui ont passé la soirée autour du brasero ont regagné depuis longtemps la maison. Puis, il y eut vers minuit ce premier incident : cinq hommes, venus de l’usine Citröen qui jouxte les VMC, ont tenté en vain d’arracher la banderole de la CGT. Peu après 1 heure du matin, une voiture approche, ralentit devant l’usine. Les vitres sont abaissées. Deux occupants. Les coups de feu claquent. Trois hommes s’effondrent. Deux gravement blessés : Serge Vermeulen et Raymond Richard.

Le troisième, Pierre Maître, trente-sept ans, reçoit une balle en pleine tête. Il décédera quelques heures plus tard. La volonté de tuer était manifeste. On retrouvera 17 impacts de balles.

Les membres du commando, arrêtés peu après, sont tous des membres de l’encadrement de Citroën et de la CFT (Confédération française du travail), faux syndicat et vrai outil de répression antisyndicale, que le grand patronat et la droite ont tenté d’implanter dans les entreprises dans les années soixante et soixante-dix. L’industrie automobile - à l’exception de Renault, alors Régie nationale - a réussi à créer des réseaux CFT, se confondant souvent avec l’encadrement.

La suite, en lien...

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Jeanne 09/03/2016 12:04

Dans la nuit du 4 au 5 juin 1977, une dimanche matin, devant les Verreries Mécaniques Champenoises se tenait un piquet de grève. Pierre Maître fût assassiné pour revendiquer ses droits, ceux de ses amis et les nôtres ! Il n'avait que 37 ans, la SAC était venue avec la volonté de tuer ! 17 impacts de balles ont été retrouvés, deux autres camarades avaient été gravement blessés ! N'OUBLIONS JAMAIS !!

Daniel 12/06/2015 07:25

Tout comme Lucien Barbier décédé le jeudi 26 novembre 1987. C’est le 6 novembre 1987 que Lucien barbier syndicaliste de la CGT et communiste, a été tué au cours d’une action militante à Amiens.