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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Des dates, des mots et des actes...

Waterloo, en long, en large et en travers dans les médias... Oui, au train dans lequel la pensée unique capitaliste nous entraine, je remets au goût du jour 2 dates qu'on aurait pu célébrer : l'appel du 17 juin 1940 de Charles Tillon, dirigeant communiste, depuis Bordeaux, et celui du 18 juin 1940 du général de Gaulle depuis Londres.

En décembre 1939, Benoît Frachon au nom de la direction du Parti communiste, l’envoie à Bordeaux où dans la clandestinité, il prend pour le PCF, la responsabilité de la région. Le 16 juin 1940, alors que les Allemands sont entrés dans Paris, Philippe Pétain accède au pouvoir. Le 17 juin, il annonce à la radio: « C’est le cœur serré, que je vous dis qu’il faut cesser le combat. » Par un coup d'état, il s'octroie tous les pouvoirs et devient Chef de l'Etat français le 10 juillet 1940.

L'appel du 17 juin 1940:

"Les gouvernements bourgeois ont livré à Hitler et à Mussolini : l’Espagne, l’Autriche, l’Albanie et la Tchécoslovaquie... Et maintenant, ils livrent la France.

Ils ont tout trahi.

Après avoir livré les armées du Nord et de l’Est, après avoir livré Paris, ses usines, ses ouvriers, ils jugent pouvoir, avec le concours de Hitler, livrer le pays entier au fascisme.

Mais le peuple français ne veut pas de la misère de l’esclavage du fascisme.

Pas plus qu’il n’a voulu de la guerre des capitalistes.

Il est le nombre : uni, il sera la force.

Pour l’arrestation immédiate des traîtres
Pour un gouvernement populaire s’appuyant sur les masses, libérant les travailleurs, établissant la légalité du parti communiste, luttant contre le fascisme hitlérien et les 200 familles, s’entendant avec l’URSS pour une paix équitable, luttant pour l’indépendance nationale et prenant des mesures contre les organisations fascistes.

Peuple des usines, des champs, des magasins, des bureaux, commerçants, artisans et intellectuels, soldats, marins, aviateurs encore sous les armes, UNISSEZ VOUS DANS L’ACTION !"

Charles Tillon, Gradignan, 17 juin 1940

 

L'appel du général de Gaulle:

Des dates, des mots et des actes...

Philippe Pétain demande l'armistice au Reich hitlérien, elle sera signée le 22 juin 1940.

Le 30 octobre 1940, c'est l'entrevue de Montoire avec Hitler.

"Cette première rencontre, entre le vainqueur et le vaincu, marque le premier redressement de notre pays. C'est librement que je me suis rendu à l'invitation du Führer. Je n'ai subi, de sa part, aucun «diktat», aucune pression. Une collaboration a été envisagée entre nos deux pays. J'en ai accepté le principe. Les modalités en seront discutées ultérieurement. A tous ceux qui attendent, aujourd'hui, le salut de la France, je tiens à dire que ce salut est d'abord entre nos mains. A tous ceux que de nobles scrupules tiendraient éloignés de notre pensée, je tiens à dire que le premier devoir de tout Français est d'avoir confiance. A ceux qui doutent, comme a ceux qui s'obstinent je rappellerai qu'en se raidissant à l'excès, les plus belles attitudes de réserve et de fierté risquent de perdre de leur force. Celui qui a pris en mains les destinées de la France a le devoir de créer l'atmosphère la plus favorable à la sauvegarde des intérêts du pays. C'est dans l'honneur, et pour maintenir l'unité Française, une unité de dix siècles, dans le cadre d'une activité constructive du nouvel ordre européen, que j'entre aujourd'hui dans la voie de la collaboration." Allocution le 30 octobre 1940 de Philippe Pétain après l'entrevue de Montoire.

Les MÉDIAS français : le "Waterloo" de l'information [par Jean Lévy]

La suite, vous la connaissez... Du moins, je l'espère.

Des dates, des mots et des actes...

Quant à Waterloo juin 1815, si cette date marque la fin de la dictature de Napoléon, elle entraîne aussi le renforcement des monarchies européennes de droit divin au détriment des peuples, celui de la France compris.

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