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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les partisans de la coalition Ahora Madrid célèbrent leur score, le 24 mai 2015 à Madrid (Espagne). (CITIZENSIDE / CÉSAR DEZFULI / AFP)

Les partisans de la coalition Ahora Madrid célèbrent leur score, le 24 mai 2015 à Madrid (Espagne). (CITIZENSIDE / CÉSAR DEZFULI / AFP)

Cette terre que mes grands-parents ont quitté, sans papier à cette époque, pour fuir la misère et subir l'exploitation du patronat français, je l'ai au coeur. Cette République aux couleurs rouge jaune et violette, que mon grand-père défendit en 1936 corps et âme contre Franco et ses amis Hitler et Mussolini, chante toujours en moi. Alors, même si la monarchie des Bourbons n'est pas abolie en Espagne, que le capitalisme, aidé par la droite et la section espagnole de l'Internationale, ne baissera pas sa garde, permettez-moi de me réjouir du résultat des élections électoraux de ce dimanche.

D'abord, je me félicite que la droite héritière du franquisme et le PS, se partageant le pouvoir légué tranquilement par la dictature franquiste, aient pris une avoinée.

Les médias français, à la remorque des hors-sol qui nous régentent, eux, ont bien pris la mesure de cet évènement historique. Le Monde, journal de référence des bobos qui ne connaissent surtout pas le mal-vivre, répercute le résultat des élections dans un sous-titre.  Dans Libération, porte-voix le plus fidèle de François, le socialiste de l'Elysée, pas un titre sur la chute du PS espagnol, lequel hier encore imposait l'austérité et le chômage au pays tout entier. A droite, le Figaro dit que la droite au pouvoir reste en tête au niveau national. Mais avant ce dimanche, elle gouvernait la quasi-totalité des régions. Lundi, elle ne pourra plus le faire.

Comme en Grèce, les citoyens espagnols ne sont pas encore devant des lendemains de justice et de progrès social. Mais comme en Grèce, les citoyens espagnols ont foutu un formidable coup de pied dans la fourmilière dans laquelle s'assemblaient tous les partis politiques sans exception. Sur une base populaire, ils se sont levés contre l'affairisme et la fraude, contre les scandales de tout bord à gôche comme à droite, contre la spéculation immobilère et les majors de la Bourse.

Il reste qu'en Espagne, comme en Grèce, l'UE et le FMI, outils du capitalisme, feront tout pour entraver cet élan démocratique. Il reste qu'en Espagne comme en Grèce, le peuple doit se doter d'un parti politique populaire, conquérant, internationaliste et de lutte de classes. Mais ce sont aux citoyens grecs et espagnols d'en décider. Pour des lendemains qui chantent vraiment un  jour.

Allez, la Quinta brigada avec les volontaires irlandais lors de la guerre civile d'Espagne

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