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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

C'est à lire dans Le Parisien magazine du 17 avril 2015: "L’ex-patronne des patrons a tenté d’embaucher l’actuel ministre de l’Economie quand il travaillait encore à la banque Rothschild. Elle apprécie son engagement et sa lucidité, mais l’appelle à muscler sa loi."

Voilà tout est dit. Morceaux choisis tout de même, pour montrer la connivence d'intérêts entre le patronat et la ligne politique du gouvernement actuel:

"La loi Macron, qui a suscité un vif débat à gauche, est examinée en deuxième lecture par le Parlement. Vous satisfait-elle ?

Cette loi est prometteuse. Elle est favorable à la croissance économique qui, ces dernières années, a été empêchée par la rigidité introduite partout. La loi Macron est un dispositif multiple, qui prévoit aussi bien de faciliter l’installation de professions réglementées que de supprimer certaines contraintes pour le travail du dimanche. Elle injecte de la souplesse et de la modernité dans le système. L’économie est une architecture et les crises économiques produisent les mêmes effets que des tremblements de terre. Si vous bâtissez un immeuble raide, à la première secousse, les poutres se brisent et tout est par terre. Si vous introduisez de l’élasticité, l’immeuble accompagne le mouvement, résiste et se remet en place. L’économie française a besoin de cette approche antisismique, et la loi Macron y participe. Mais j’aurais aimé qu’il y ait une loi Macron 2. (...)

Vous semblez apprécier Emmanuel Macron. Auriez-vous pu travailler avec lui ?

C’est quelqu’un que j’apprécie. Dès mon élection à la présidence du Medef, en 2005, la pensée de Michel Rocard m’a inspirée et j’ai développé une approche social-démocrate de l’économie et du dialogue social. Je me sens proche de ceux qui ont une culture rocardienne, comme Manuel Valls ou Emmanuel Macron. J’ai rencontré Emmanuel quand il était banquier d’affaires chez Rothschild (2008-2012, NDLR). Et j’ai immédiatement compris que nous avions une communauté de pensée. J’ai souhaité qu’il me rejoigne pour travailler avec moi, nous avons eu différentes conversations dans ce sens. Mais il préparait son engagement au côté de François Hollande pour la présidentielle de 2012. Quand celui-ci a été élu et qu’Emmanuel Macron a été nommé conseiller à l’Elysée, j’ai travaillé avec lui en bonne entente, même si nos désaccords sur la fiscalité étaient grands. (...)

Et le problème vient notamment des prud’hommes, qui apparaissent comme une justice incertaine et pas toujours équitable. Une réforme de ces tribunaux est absolument nécessaire.

Elle est déjà prévue dans la loi Macron…

Mais il faut aller plus loin et supprimer le principe paritaire qui prévaut dans l’organisation du conseil des prud’hommes (deux conseillers représentant l’employeur, deux autres, les salariés, NDLR) et qui a abouti à un manque de professionnalisme. Je recommande qu’il y ait désormais un juge magistrat professionnel, entouré de deux conseillers, l’un au nom des employeurs et l’autre au nom des salariés. Si le président et le Premier ministre en avaient la volonté, cette réforme pourrait être achevée avant la fin du quinquennat."

Laurence Parisot, ex-patronne des patrons, aime bien Emmanuel Macron

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aline 18/04/2015 20:28

Merci, l'indigestion Aline