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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Joséphine Witt contre le patron de la BCE Mario Draghi

Oui, la femme est l'avenir de l'homme

Les médias ne vous en ont peu parlé. Ou alors, ils ont proclamé qu'une femme, ex-femen, une mauvaise activiste donc, avait jeté des confetis sur Mario Draghi, patron de la Banque centrale européenne, la BCE. Façon de faire comprendre un geste inutile et surtout incorrect envers l'un des personnages centraux de l'économie capitaliste européenne. Voici donc la réalité des faits oubliée par la presse libre et non faussée:

Mercredi 15 avril, une jeune femme se précipite sur la table du patron de la Banque centrale européenne, cet outil du capitalisme en Europe. Le sieur Mario Draghi est en pleine conférence de presse, quand Joséphine Witt lui jette une poignée de confettis au visage en criant: "End the ECB dictatorship" ("Mettez fin à la dictature de la BCE"). Surpris, "Super Mario" se protège le visage avec les mains contre l'arsenal de ce bandit qui ne contenait que des feuilles de papier et une poignée de confettis. Joséphine Witt, étudiante allemande de 21 ans, fut aussitôt ceinturée par les agents de sécurité de la BCE. Elle s'était introduite dans le sacro-saint du capitalisme européen, au nez et à la barbe des gardiens du temple, dans un édifice qui a côuté 1,3 milliards d'euros aux contribuables de l'UE.

Joséphine Witt a laissé un message en anglais lors de son "raid":

« Nous sommes propriétaires de nos propres vies
et la puissance écrasante
de la police monétaire de la BCE
a parfois du mal à s’en rappeler.

Nous sommes propriétaires de nos propres vies,
pas des jetons dans le jeu de la BCE
avec lesquels on joue, qu’on vend ou qu’on dévaste.

Nous sommes propriétaires de nos propres vies !
Voilà le cri de ceux qui font face à la répression
quand nous commençons à ne plus considérer notre pauvreté comme une défaite personnelle
ou un destin immuable.

BCE
maître de l’univers,
je viens te rappeler qu’il n’y a pas de dieu,
mais qu’il y a des gens derrière ces vies,
et si tu gouvernes au lieu de servir,
tu entendras nos cris plus fort, plus lumineux, à l’intérieur et à l’extérieur de tes salles,
partout, et tu n’auras plus aucun repos.

Et tant que la BCE persistera dans son hégémonie autocratique,
dépendant de plans de surveillance et de contrôles policiers,
bref, toute cette violence quotidienne qui est enracinée ici,
alors nous trouverons nos réponses radicales
et nous agirons sans violence contre ces désastres humains.

Parce que nous n’accepterons pas le récit fou que la BCE veut imposer à toutes les personnes dans lequel même la liberté de parole et la dignité peuvent être vendues à la banque pour survivre. Persistant dans son arrogance contre le peuple, la BCE augmente dangereusement sa propre dette envers eux. Une conférence de presse n’est pas suffisante pour qu’on l’appelle "démocratie".
Je n’attends pas que cette institution illégitime entende ma voix, ni même qu’elle comprenne mon message,
ce serait trop demander,
mais je sais que beaucoup de gens en comprendront très bien la raison.
Aujourd’hui, je suis juste un papillon venu vous adresser un message, mais soyez sûrs que beaucoup d’autres viendront.
Nous allons reprendre le pouvoir sur nos propres vies.
La dette de la BCE n’est pas encore payée. »

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