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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Ce fut l'un des propos de Victor Hugo, prononcé le 14 janvier 1850 lors de la discussion de la loi Falloux à la Chambre des députés, législation qui était "la main du parti clérical" selon lui. En effet, la loi d'Alfred de Falloux, ministre de l'Instruction publique, faisait une grande place à l'enseignement confessionnel à l'école.

Il faut la loi du 9 décembre 1905, dite de "séparation des Eglises et de l'Etat" pour que la République française devienne laïque, définition politico-juridique pour laquelle Jean Jaurès fut l'un des acteurs. Loi que rejetèrent l'Eglise française de Rome et son pape au Vatican.

Article 1er : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes [...] ».
Article 2 : « La République ne reconnaît, ne salarie ni ne subventionne aucun culte. [...] ».
Par l'article 1er, la République garantit donc la liberté de conscience, c'est-à-dire le droit de ne pas être croyant et la liberté de culte si on l'est. Par l'article 2, l'État, départements et communes refusaient d'accorder des avantages spécifiques à certains en raison de leurs pratiques cultuelles.
Victor Hugo: " L'Eglise chez elle et l'Etat chez lui".

Ceci dit, depuis 1905, même si est gravé dans le marbre constitutionnel que la République française est laïque, la droite et son extrême, comme la gôôche, n'ont eu de cesse pour que la France ne soit pas le mouton noir au niveau du très clérical continent européen comme au niveau de la planète.

Et au cours de la 5e République, gouvernements de droite et de gauche étendront le subventionnement des écoles privées prévu dans la loi Falloux, sans le remettre en cause : loi Debré du 31 décembre 1959, loi Guermeur du 25 novembre 1977, loi Rocard de 1984... Et en Alsace-Moselle, la République rémunère toujours le clergé.

Sarkozy, intronisé chanoine de Latran, déclarait au nom du peuple français: "Dieu transcendant est dans le cœur de chaque homme" et Manuel Valls représentait officiellement la République auprès du Vatican lors de la béatification de Jean-Paul II. Quant à notre grandeur François de l'Elysée, il coiffait la kippa dans la Grande synagogue de Paris après les attentats fascistes perpétrés, au lieu de rendre un salut républicain et laïque à la mémoire de toutes les victimes.

 

Victor Hugo: " L'Eglise chez elle et l'Etat chez lui".

Allez, pour les 110 ans de la loi de 1905, la chanson le sabre et le goupillon, toujours d'actualité...

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