Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

La République française, qui se dit sociale et démocratique selon sa constitution, en fait, n'honore pas souvent les travailleurs. C'est le moins qu'on puisse dire. Deux exemples: parmi les représentants de la nation à tous les niveaux, peu sont ouvriers ou employés; et un travailleur doit payer de sa poche la médaille du Travail cédée après de nombreuses années de labeur.

Bon, mais il est de coutume que le Sénat accueille chaque année, sous les ors du palais du Luxembourg, les médaillés d'or du concours des meilleurs apprentis de France. Or, Gérard Larcher, le big patron de la Haute Assemblée, s'est piqué de ne pas recevoir Armando Curri, 19 ans, titulaire d'un CAP et scolarisé au lycée professionnel de Coteau (Loire), primé en juin dernier dans la catégorie menuiserie-aménagement. Voici que ce vendredi, la Société des meilleurs ouvriers de France bigophonait à l'apprenti menuisier prometteur pour lui dire qu'il trouverait portes closes devant le Sénat.

Ben oui, Armando Curri est sans-papier et Albanais, arrivé seul en France à l'âge de 16 ans. Et depuis ses 18 ans, il vit sous la menace d'un obligation de quitter le territoire, ce qui lui interdit de travailler et donc de perfectionner aussi ses connaissances. Bonjour la République sociale! Un recours a été déposé devant le tribunal administratif de Lyon, mais celui-ci ne jugera son cas qu'en mai prochain.

Des associations, notamment Réseaux Education sans Frontières, ont rué dans les brancards, comme la sénatrice Pcf de la Loire. De quoi réveiller le gouvernement: la préfecture de la Loire accorde à Armando une autorisation provisoire de séjour. Du coup Larcher s'est fendu d'un communiqué et décide "de ne pas faire obstacle à l'accdueil de ce jeune dans le cadre strict de la cérémonie organisé par la Société des meilleurs ouvriers de France". C'est trop, vos excellences, beaucoup trop!

De son côté, l'extrême droite n'a rien publié au sujet de ce jeune travailleur méritant. On ne se demandera pas pourquoi.

J'ai mis ça au cas où, mais n'hésitez surtout pas!

J'ai mis ça au cas où, mais n'hésitez surtout pas!

Commenter cet article