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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Projet de décret Macron contre les apprentis

L'extension du travail dominical est l'arbre qui cache la forêt, derrière lequel s'engouffre la pensée unique (politiciens, journalistes et tutti quanti) pour noyer le poisson. D'un autre côté, ce projet de loi capitaliste n'est pas une législation fourre-tout, mais bien une attaque en règle contre les droits conquis par la classe ouvrière.

Les médias ont beau décrire en long, en large et en travers, les manifs de notaires ou d'huissiers, ce genre-là n'a jamais conquis un seul droit par la lutte. Les pouvoirs en place leur ont toujours apporté sur un plateau d'argent tout, même lorsqu'ils ne le demandaient pas.

 

Pour en revenir à la loi du ministre de la banque d'affaires Rothschild, les sociaux-démocrates français vont assouplir la procédure de dérogation pour que des jeunes apprentis encourent des risques mortels au travail.

Un peu comme si on renvoyait les enfants à la mine si elles étaient encore ouvertes !
Va donc être mis fin à l’obligation pour l’employeur d’un jeune âgé de moins de 18 ans en apprentissage de solliciter une autorisation à l’inspection du travail pour le faire travailler sur des machines dangereuses ou avec des produits chimiques présentant des risques pour sa santé ou sa sécurité. Et croyez-moi, vous ne verrez pas une manif du patronat contre ce projet-là.

 

Un peu d'histoire sociale donc, que vous pouvez découvrir dans ma rubrique pages:

Projet de décret Macron contre les apprentis

Un exemple d'un droit conquis par les luttes de la classe ouvrière:

Au 20e siècle, ce n'est pas vieux, existait un livret pour le travail des enfants, puisque ceux-ci étaient exploités à partir de 12 ans par le patronat.

Voici le livret individuel d'Adolphe Jaouen, né le 24 août 1913, et apprenti forgeron le 10 mai 1926 à Mantes, à moins de 13 ans car titulaire du certificat d'études. Les enfants qui n'ont pas ce diplôme, sont apprentis à partir de 13 ans et un jour. Et imaginez un gosse de cet âge dans une forge de cette époque...

J'oubliais de préciser que les enfants des hors-sol de cette époque n'allaient pas en apprentissage. Et de nos jours, combien d'enfants de hors-sol sont apprentis?

Les bonnes réponses donnent droit à lire les différentes promotions de l'ENA, pour y découvrir le nombre d'enfants d'ouvriers, d'employés ou d'artisans y figurant.

Bon, je vous remets un coup de lutte des classes?

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