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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Vous avez demandé union nationale ne quittez pas, vous avez demandé union nationale ne quittez pas, vous ...

Voilà, tous les morts de la barbarie théo-fascistes pas encore inhumés, le vernis autour de l'union nationale, prétendue être celui de l'intelligence et de la raison autour de la liberté d'expression, ce vernis-là a volé en éclat.

Cherlie Hebdo à peine édité, les forces rétrogrades et conservatrices ont tombé le masque. Et le blasphème qu'il faudrait absolument interdire est redevenu une expression commune dans bien des bouches.

Soyons clairs, le blasphème n'est pas punissable par le droit français. Il n'est pas interdit par la loi parce que simplement il n'existe pas. Seul est gravé dans le marbre de la Déclaration des droits de l'Homme et du citoyen de 1789, le paragraphe XI de son article Premier: "la libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus premiers de l'homme: tout citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre des abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi". Et quels sont ces cas définis dans notre législation moderne: la diffamation et l'injure, les propos appelant à la haine raciste, antisémite, xénophobe ou homophobe, l'apologie des crimes contre l'humanité et du terrorisme.

L'union nationale a donc volé en éclat. De toute façon, ce n'était qu'un leurre, un de plus, pour demeurer soumis à l'ordre social dont on disait autrefois qu'il était du sabre et du goupillon. La religion, toutes les religions, doivent rester du domaine privée et nul ne peut m'imposer sa foi. C'est la liberté de conscience dans la laïcité.

Mais attention, la laïcité sans justice sociale, les vieux démons surgissent. Et dans notre société française, le moins qu'on puisse écrire est qu'une politique de progès n'est toujours pas à l'ordre du jour.

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