Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

En ce mois de janvier, les soldats de l'Allemagne nazie reculent en Pologne face à l'offensive des armées soviétiques. Ils reculent mais ne se débandent pas et opposent une vive résistance aux combattants de l'Armée rouge. En cette partie de la Pologne, se trouve le Konzentrationlager Auschwitz. C'est un vaste complexe nazi de plusieurs centaines d'hectares composé de 3 unités: Auschwitz I, Auschwitz II Birkenau et Auschwitz III Buna-Monowitz, camp de travail pour les usines allemandes IG-Farben et leurs filiales.

231 soldats soviétiques tombent pour libérer Auschwitz. Mais, si les combattants de l'Armée rouge ont entendu parler des horreurs commises dans le camp d'extermination de Majdanek, libéré quelques mois auparavant par d'autres soldats, aucun n'imagine ce qui les attend.

Récit du sergent Enver Alimbekov, 21 ans: "(...) La bataille aux portes du camp a été rude. Nous avons perdu 69 hommes (...). Les prisonniers attendaient derrière les portes. Lorsque nous sommes entrés, il faisait déjà nuit. (...) J'ai ouvert la porte d'un baraquement en bois gris, délabré. L'entrée donnait sur une pièce très longue. J'ai regardé: des enfants, des enfants partout, là et là et là. Des restes de vêtements pendaient sur leurs corps tout maigres. Ils s'approchaient de moi, se dandinaient, rampaient. Leurs petites mains osseuses et sales s'accrochaient à mes jambes (...)."

1 300 000 déportés sont passés par Auschwitz et 1 100 000 périrent dont un million de juifs (900 000 gazés dès leur arrivée), 70 000 polonais, 21 000 Tsiganes, 15 000 prisonniers soviétiques et 13 000 autres déportés de différentes nationalités dont des Français.

Un peu plus de 7 000 hommes, femmes et enfants sont libérés par les Soviétiques.

 

A l'heure où la bête immonde se rengorge sur le terreau fertile de la crise, quand on remet en cause l'effort de guerre de l'URSS et ses sacrifices, 70 après, le devoir sacré de mémoire reste intact.

Les dirigeants d'IG-Ferben ont été jugés par un tribunal américain en 1947. Certains, pas tous donc, ont été reconnus coupables de crimes de guerre. Ils n'ont été condamnés qu'à des peines de prison. Plusieurs hommes d'affaires américains avaient joué un rôle essentiel dans le développement d'IG Farben.

Auschwitz, 1945, "l'usine de la mort"

Auschwitz, 1945, "l'usine de la mort"

Commenter cet article

caroleone 26/01/2015 11:02

Merci Roger pour cette page d'histoire.

Amitiés

caro