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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Paris, ville lumière, mais pas pour tout le monde
La capitale de la France est administrée par le PS et ses alliés, dont l'un est chargé du logement. La préfecture de police de Paris est sous les ordres du ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, du même métal que madame le maire de Paris.
Or, justement en plein Paris, la préfecture de police vient d'afficher dans l’hôtel Voltaire Bastille, 73 rue du Faubourg Saint Antoine, dans le 11e arrondissement, un arrêté d’interdiction immédiate d’habiter à l'encontre des locataires.
Oh, des moins que rien, des Chibanis, des retraités maghrébins, lesquels, après avoir vendu leur force de travail au capital dans des emplois les plus pénibles, ont trouvé refuge pour leurs vieux jours comme locataires chez des proriétaires immobiliers que la solidarité et l'humanité n'étouffent pas.
Bref, les moins que rien dudit hôtel Voltaire Bastille peuvent être expulsés, en plein hiver, dans la 1ère quinzaine de janvier. Motif: pas de gardien muni d'un diplôme de sécurité incendie.

 

Le DAL est intervenu auprès de municipalité parisienne, choqué par la décision soudaine et inattendue de la préfecture de police.

Droit au logement explique que jusqu'alors, la préfecture de police n'avait rien exigé de tel à la gérante de l'hôtel.

En août, les locataires avaient cessé de payer un loyer à la gérante, ayant découvert que celle ci était l’objet d’un jugement d’expulsion depuis plus d’un an.  
Fin septembre, la gérante a quitté les lieux. Les locataires ont alors commencé à gérer l’immeuble : constituer une association, prendre les abonnements  d’électricité, d’eau, de chauffage et assurer les réparations et l’entretien des lieux.  
Depuis, et sans prévenir ni explication, les services de la Préfecture sont passés à deux reprises.  Ils sont repassés le 18 décembre. Prévenu quelques heures avant, les locataires ont fait part de leur intention de rechercher un gardien confirmé, d’assurer une surveillance 24h sur 24 de l'immeuble et du système de sécurité. Peine perdue, l’arrêté a été affiché le 19 décembre, tuant tout espoir de différer la décision.
Cet arrêté permet donc à la préfecture de police de faire évacuer l’hôtel avant le relogement progressif des habitants qui avait été annoncé par la Ville de Paris. Cette évacuation aurait lieu dans les premières quinzaines de janvier, selon la Préfecture de police. 

 

Droit Au Logement, dénonce cette décision arbitraire de la PPP, prise juste avant les fêtes de fin d’année,  sans discussion  préalable avec les locataires, qui met en cause l’engagement des pouvoirs publics de respecter la trêve hivernale et surtout a pour conséquence de fragiliser des personnes âgées, souvent en précarité sociale.
DAL demande à la PPP de faire preuve d’un peu de souplesse, afin de ne pas en arriver à une expulsion forcée par un petit matin d’hiver, perspective inacceptable.
UN TOIT C’EST UN DROIT !

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