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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Il semble que le gouvernement et sa ministre de l'Ecologie veuillent passer  en force dans ce dossier qui a conduit au décès d'un jeune homme grenadé par les gardes mobiles. Sans explication, dame Ségolène du Poitou vient d'annuler la dernière réunion dite de "concertation" prévue. De plus, le document de 65 pages, adressé aux différentes parties, édulcore le contenu des discussions des réunions précédantes.
 
D'où le communiqué de France Nature Environnement qui a participé à la dite concertation:

Ce qui était prévu était déjà insuffisant

A la suite du drame de Sivens, un groupe de travail chargé par Ségolène Royal d'étudier des "solutions alternatives" au barrage contesté de Sivens (Tarn) a démarré le 13 novembre dernier. Dernière des quatre réunions prévues initialement, celle de demain, réclamée par les acteurs, devait servir à entamer l’élaboration d’une restitution commune à toutes les parties prenantes, débattue le lendemain, vendredi, avec la ministre de l’Ecologie. Dès le départ, l’ambition de sortir de plus de 10 ans de crise et du drame de Sivens en quatre séances était déjà utopique.

Des conditions de travail chaotiques

Convocation des acteurs régionaux pour une réunion à Paris 24h avant, annulation d’une réunion prévue à Albi moins de 24h à l’avance sans explication; transmission, seulement la veille des débats, du document qui devait contenir la retranscription des débats…La liste des errements s’allonge. A noter que le document de 65 pages transmis aux participants est étrangement déconnecté des contenus des précédentes réunions…

Nous demandons instamment la tenue de réunions supplémentaires

Nous demandons l’organisation de réunions supplémentaires qui permettront de définir, sereinement, une sortie de crise partagée entérinant l’abandon du projet actuel de barrage de Sivens. France Nature Environnement, FNE Midi-Pyrénées et le collectif pour la sauvegarde de la zone humide du Testet demandent, par ailleurs, à être reçus vendredi à Paris, avec les autres acteurs, à condition que cette réunion n’ait pas la prétention d’être conclusive. 

Benoît Hartmann, porte-parole de FNE : « Si les conditions d’une réelle concertation ne sont pas réunies, nous nous désolidariserons de la démarche instaurée par le ministère. Il n’est pas question de cautionner un sursaut démocratique de façade. Comment l’Etat compte-t-il réellement rendre la parole citoyenne prescriptive pour que la démocratie participative ne soit plus un simple alibi sans influence ?»

Barrage de Sivens: Rémi Fraisse est-il mort pour rien?

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