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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Manuel Vals, le premier ministre socialiste de notre mauvaise société qui fait la part belle au capital, à la fraude et à l'évasion fiscale au détriment du monde du travail, s'est fendu d'un communiqué après les violences survenus hier à Nantes et Toulouse, les qualifiant comme "une insulte à la mémoire de Rémi Fraisse".

Oui, Manuel Valls a déclaré ça, lui qui, durant deux longs jours, n'avait pas eu un mot après le décès tragique d'un jeune homme de 21 ans à l'aube de sa vie, tué par un grenadage de la gendarmerie. Lui qui, à l'Assemblée nationale, avait déclaré de ne pas tolérer les attaques contre les forces de l'ordre après la mort de Rémi Fraisse. Lui qui, encore, laisse pérorer dans les médias le patron de la gendarmerie, lequel dépend du gouvernement, proclamant qu'aucun gendarme ne sera sanctionné, alors qu'une enquête judiciaire était ouverte et que les premiers éléments attribuaient la mort d'un homme à une grenade de guerre tirée par les forces de l'Ordre.

Qui fait, monsieur le premier ministre, que les travailleurs, la jeunesse notamment, sont laissés pour compte par la mauvaise société que vous défendez avec tant de hargne? Où est cette démocratie que vous osez défendre, quand des hors-sol de tout bord s'arrogent le pouvoir absolu au mépris de la liberté et de l'égalité républicaines?

Alors, du fond de son salon ou sous les ors des palais de la 5e République, on peut condamner toute forme de violences contre les "personnes et les biens", mais ceci n'est que le résultat des politiques de la droite ou de la gôche au gouvernement depuis trop longtemps.

Qui salit la mémoire de Rémi Fraisse, monsieur le premier ministre?

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