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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Le lobby patronal CISME, pour service de santé au travail à la sauce Medef, avait écrit à Manuel Valls quelque chose comme ça : "Cela ne va pas du tout. Il faut simplifier les mesures que les patrons doivent respecter en ce qui concerne la médecine du travail, notamment sur la visite obligatoire annuelle de nos sujets salariés et sur le fait qu'un toubib du travail peut nous demander d'aménager un poste de travail pour l'un de nos esclaves salariés."

C'était le 23 octobre que le grand vizir de notre grandeur François recevait cette bafouille du Cisme, le Centre interservices de santé et de médecine du travail en entreprise, syndicat patronal lié au Medef et à l'Uimn, lui syndicat patronal de la métallurgie.

Choc de simplification et médecine du travail à la trappe

Et puis poum, le 30 octobre, message visiblement reçu par le gouvernement. La mesure 21 de son « choc de simplification », prévoit de « simplifier la visite médicale ». Lire, la confier au toubib de famille qui n'a aucun diplôme en médecine du travail. 

La mesure 22 du gouvernement droitier de gôche vise à « sécuriser l’employeur » en cas de salarié déclaré « apte avec réserves » par le médecin. Il s’agirait de supprimer cette possibilité, afin que l’employeur n’ait plus à s’embarrasser avec des aménagements de postes pour salariés abîmés par le travail.

J'ai pu, en tant que conseiller prud'hommes dans la section commerce, vérifier que les employeurs étaient à cran contre 2 dispositions du Code du travail et souvent pris en défaut pour ne pas les appliquer.

Et bien désormais, lorsque la loi sera votée par les députés-laquais de l'Elysée, le patronat pourra dire: "Merci François, c'est bien de gérer loyalement les affaires du capitalisme!"

Choc de simplification et médecine du travail à la trappe

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