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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Les attaques conjuguées de Didier Migaud boss de la Cour des comptes et d'Emmanuel Macron ministre de l'économie de la banque Rothschild, tous deux de la gôche, ne sont pas tombées comme un cheveu sur la soupe. Elles sont dans la droite ligne de la politique de casse du rail public voulue par l'UE et l'Elysée.

Le communiqué ci-joint, de mes camarades de Haute-Loire, en est une nouvelle preuve, si tant est qu'il en faudrait pour légitimer la grève des cheminots en juin dernier, tant décriée par les adeptes de la pensée unique, celle du capitalisme au nom de la concurrence des marchés libres et non faussés.

La SNCF cassée partout en France

Le 4 novembre, à l'appel des fédérations CGT des transports, infrastructures et de l'énergie, donc les cheminots CGT, manifestation à Paris

MANIFESTATION TRANSPORTS, INFRASTRUCTURES, ENERGIE

Mardi 4 novembre 2014 – 14h

 

Départ : Place du 18 juin 1940 (Montparnasse) vers Ministère des Transports (Bld St Germain) – via Bld Montparnasse et Bld Raspail

 

Les transports sont au centre de l’économie, du développement économique ou pas des territoires, des questions environnementales, structurants ou destructurants pour la société, suivant la façon dont on les fait évoluer.

Quels que soient les modes, ils sont votre quotidien !

Et c’est, certainement pour cela qu’ils font -régulièrement- la une de l’actualité au travers de scandales aux lourdes conséquences financières pour le citoyen contribuable à l’image de l’abandon de l’écotaxe ou encore les profits juteux des autoroutes.

Ils ont été aussi au cœur de divers conflits comme à la SNCF, à la SNCM ou à Air France. Des conflits scandaleusement dénigrés, sans doute pour en masquer le sens même. Ces conflits avaient tous un point commun : l’intérêt général, en opposition au dumping social qui sévit dans les transports, précurseur de la politique low cost (bas coût) qui lamine les emplois, les précarise, démantèle les organisations du travail, développe et amplifie la sous-traitance.

Des politiques qui éclatent les entreprises intégrées, conduisent à la privatisation, à la mise en concession et, au final, c’est l’usager qui est le perdant car ce bas coût assure un service dégradé car réduit au strict minimum, y compris la sécurité !! Toute option devient payante pour qui veut un service en plus ! Il faut arrêter cette machine à broyer les emplois, les conditions sociales des salariés et qui menace l’avenir du service public !

Cette logique du « bas coût », c’est « perdant/perdant » pour les salariés et les usagers et « gagnant/gagnant » pour les actionnaires et le capital ! Faut-il rappeler que le modèle low cost vit avec l’argent du contribuable au travers du financement de certaines collectivités ? Pendant ce temps, l’hémorragie de l’emploi dans les transports s’amplifie (ferroviaire-fluvial-aérien-maritime-transport routier marchandises-
entretien des routes ...) !!

Dans une période où les enjeux environnementaux et sociaux, liés aux transports, sont cruciaux et auraient dû être pris en compte dans la loi de transition énergétique (ce qui est loin d’être le cas), l’Etat a fait adopter la réforme ferroviaire qui fragilise – encore plus -l’entreprise nationale SNCF ; avec des effets qui ne se font pas attendre (fermeture de lignes, fermetures de centaines de guichets, suppression de contrôleurs sur les TER ...).

Par contre, on propose de déréglementer le transport routier de voyageurs (cars) pour les mettre en concurrence avec les trains au risque de supprimer les dessertes Intercités et trains d’équilibre du territoire et amplifier un dumping social dont on connait les ravages dans les transports marchandises.

Les coûts externes (usage des infrastructures, pollution, nuisances sonores, congestion routière, accidentologie ...) qui représentent plus du tiers du coût du transport routier (voyageurs-marchandises) doivent être pris en compte dans le coût réel du transport et non plus être payés par le contribuable.Mais où sont les promesses de report modal, quand le Fret –à la SNCF- est à un point historiquement bas et que le fluvial stagne ?

Avec l’abandon définitif de l’écotaxe, ce nouveau renoncement va avoir de lourdes conséquences sur le financement des infrastructures –déjà mis à mal depuis le désengagement de l’Etat (ferroviaires-fluviales-routières-transport de proximité : tramway, métro, RER...) et conduit à de nouvelles privatisations et concessions de routes nationales, devenant ... payantes !

Et, pendant ce temps, les sociétés d’autoroutes font des profits colossaux-9 milliards € de chiffre d’ affaire en 2013 - posant la question des renationalisations des autoroutes concédées en 2005. L’enterrement de l’Ecotaxe est un véritable scandale financier car, au-delà du manque à gagner de 800 millions €, l’Etat va devoir indemniser –à hauteur d’un milliard €- la société« Ecomouv » en charge des portiques. C’est le contribuable qui va payer cette gabegie financière pendant que pèse la menace de licenciements pour les salariés d’Ecomouv et 130 emplois des douanes vont être réorganisés.

La SNCF cassée partout en France

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