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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

En mai de cette année, Le Parisien révélait l'ouverture d'une information judiciaire concernant de possibles détournements de fonds au profit de plusieurs sénateurs UMP. Puis l'été est arrivé avec aussi les cartes postales signées de Nicolas Sarkozy signalant son retour.
 
Médiapart a enquêté. Pas sur l'homme prodigue de droite qu'il faut à la France des riches sur le trône de l'Elysée. Mais sur certains de ses potes de l'UMP, ce parti qu'il faut également à la France des nantis. Et donc, selon Médiapart, dans la ligne de mire de la justice, une association de loi 1901, l'Union républicaine du Sénat (URS). 200 000 euros seraient tombés des fonds du groupe UMP du Sénat, en chèques et en liquide, dans le petit cochon de l'URS.
 
Parmi les coquins, copains de Nicolas Sarkozy, de la pointure: Jean-Claude Gaudin, chef des sénateurs UMP et maire de la Bonne-mère. Il aurait eu un pourboire de "24 000 euros en six chèques". Roland du Luart, vice-président de la commission des Finances, aurait lui "bénéficié de 27 000 euros en six chèques". Sollicités par Mediapart, les deux représentants de la nation  ont refusé de réagir.

Le sénateur Joël Bourdin, membre de la commission internet chargée de contrôler les comptes du Sénat, s'est vu "gratifié de 4 000 euros pour le remboursement d'une vieille dette" due par le parti. Tout comme l'ancien premier ministre Jean-Pierre Raffarin, avec 2 000 euros pour un voyage au Canada à la rencontre de militants en train peut-être d'y construire une cabane. Il y aurait aussi le maire de Toulon et ancien secrétaire d'Etat Hubert Falco, du vice-président du Sénat, Jean-Claude Carle, et de l'ancien ministre de la Guerre Gérard Longuet, etc.

 

Ce pognon provient du fric public déversé chaque année par le Sénat à ses groupes parlementaires. Mais "aucune loi n'oblige les groupes parlementaires à publier leurs comptes ni même à les faire certifier, à l'inverse des partis politiques" rappelle Mediapart.

 

Les principaux bénéficiaires présumés devraient être auditionnés dans les semaines dans le cadre d'une information judiciaire ouverte sur de possibles faits de "détournements de fonds publics", d'"abus de confiance" et de "blanchiment".

 

Et ceux qui disent que le Sénat ne sert à rien? La preuve que non aussi puisque plus d'un millier de candidats se présentent à l'élection sénatoriale du 29 septembre: 175 fauteuils à renouveler. Il paraît également qu'une loi a été votée sur la transparence de la vie parlementaire. Mais je dis ça je dis rien.

La cagnote des sénateurs UMP en toute transparence?

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