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Publié par Le Mantois et Partout ailleurs

Quinze enfants sans domicile fixe sont morts l'an dernier en France. C'est le triste constat du collectif les Morts de la rue.

 

Ci-dessous l'article du Parisien:

Ils ont péri dans l'incendie d'une caravane, ont succombé à une pneumopathie non soignée, n'ont pas survécu à la naissance en raison d'une grossesse non suivie... Et la plupart ont rendu l'âme dans l'indifférence. En 2013, quinze enfants de moins de 15 ans sans domicile fixe sont morts dans notre pays victimes de leurs conditions de vie, selon un recensement non exhaustif rendu public hier par le collectif les Morts de la rue.

 

Un chiffre en très nette hausse, en cohérence avec l'augmentation du nombre de famille hébergées grâce au 115 (le numéro du Samu social) ou vivant dans des bidonvilles en périphérie des grandes agglomérations. En 2012, l'association dénombrait la disparition d'un enfant de moins 15 ans sans abri. Désormais, les petits SDF représentent 3,3 % des morts de la rue (454 décès au total en 2013).

Age moyen : 4 ans

« Des adultes sans domicile fixe qui meurent, c'est traumatisant. Mais ça l'est encore plus quand ce sont des enfants. La société doit ouvrir ses yeux, se réveiller, car elle s'habitue à les voir souffrir dans de telles conditions, jusqu'à baisser les bras », s'alarme Lise Grout, épidémiologiste chargée de projet. L'âge moyen des victimes -- dont cinq nouveaux nés -- était de 4 ans. Dix d'entre elles appartenaient à la communauté rom. Les trois-quarts étaient « en situation de rue », trouvant refuge dans une caravane, une cabane ou une usine désaffectée.

Quatre nourrissons sont décédés de cardiopathie congénitale, la grossesse de leur mère n'ayant pas été suivie, notamment en raison d'une absence de couverture médicale, d'une méconnaissance des structures de soins ou de la barrière de la langue. « Il faut améliorer de toute urgence la prise en charge de ces enfants en proposant des solutions d'hébergement plus adaptées aux familles », suggère-t-on au collectif les Morts de la rue.

Pendant que des politiciens au service du capital s'agitent, des enfants meurent dans la rue

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